Bamako dans les flashes


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La capitale malienne accueille du 15 octobre au 15 novembre les 4èmes Rencontres de la photographie africaine. Une biennale qui se veut plus populaire, mais aussi plus internationale.

 » La photographie sert à émouvoir les sens mais aussi à ébranler les consciences. C’est pourquoi elle peut aussi être un appui pour le développement « , déclarait Charles Josselin lors de la conférence de presse qui présentait le mois dernier la quatrième édition des Rencontres de la photographie africaine de Bamako. Cette manifestation ouvre ses portes le 15 octobre pour les refermer un mois plus tard. Un mois pour découvrir plus de 140 photographes venus des quatre coins du continent et quelques 3000 clichés photographiques.

Pour le ministre français délégué à la Coopération, les Rencontres font partie, depuis leurs débuts il y a huit ans, des manifestations  » structurantes  » qui donnent une image  » flatteuse  » de l’Afrique. Les organisateurs se sont attachés cette année à  » transformer l’impact des Rencontres en Afrique et dans le reste du monde « , assure Simon Njami, directeur artistique de la manifestation.  » Nous voulons donner une dimension nouvelle à cette biennale, unique sur le continent « , poursuit-il,  » faire des Rencontres un événement incontournable et un rendez-vous culturel pour tous. Sortir la photographie africaine d’un anonymat qu’elle connaît encore trop souvent.  »

Révéler les talents

Cette année, l’accent est mis sur la popularisation de l’événement. Pour impliquer les Maliens, six districts de Bamako participent aux réjouissances et des manifestations culturelles sont prévues (défilé de mode, concerts…). Et pour l’internationalisation, un site Internet a été mis en place pour la première fois depuis la création des Rencontres.  » Nous avons pensé ce site comme un véritable outil de communication. Il reprend l’ensemble de la programmation, il est parallèle aux Rencontres et sera alimenté au fur et à mesure « , explique Simon Njami. Vous y trouverez aussi un descriptif des expositions et le CV des photographes présents.

 » Au cours de cette biennale, nous voulons rendre compte des problèmes de conservation, d’identification et de protection du patrimoine photographique africain « , explique Simon Njami. Mais les Rencontres permettent aussi de donner leur chance à de jeunes photographes qui peuvent montrer leur travail, dans un contexte difficile pour eux.  » Alors que la photographie de studio des années 50-60 a été foisonnante, les années actuelles sont très difficiles pour les jeunes photographes africains. Les moyens locaux ne sont pas adéquats. Les organes de presse notamment n’ont pas encore saisi l’importance d’exploiter des images photographiques « , regrette le directeur artistique.

Bonnes impressions

Pour se rendre compte de la vitalité photographique du continent, treize expositions collectives et six privées sont au programme. Une exposition internationale rassemble, sous le titre  » Mémoires intimes d’un Nouveau Millénaire « , les travaux récents de plus de trente artistes issus de l’ensemble de l’Afrique. Quant à l’Afrique du Sud, le Maroc, le Nigeria, la République Démocratique du Congo et le Mali, ils présentent chacun une exposition nationale. Huit photographes (en provenance du Mozambique, Niger, Afrique du Sud, Nigeria, Mali, Martinique et Cameroun) bénéficient d’expositions monographiques.

 » Bamako est prête à vous recevoir. Le climat est doux et je souhaite que ce soit une fête totale qui délivre un message d’amour et de tolérance « , se réjouit Pascal Baba Coulibaly, le ministre malien de la Culture. Le rendez-vous est pris.

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