Augmentation des cas de choléra au Zimbabwe

Le nombre de patients et de décès dus au choléra pourrait augmenter de 400% dans les semaines à venir, au Zimbabwe, a fait savoir, samedi, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) dans un communiqué rendu public au siège de l’ONU, à New York, indiquant que sa représentation dans le pays s’apprête à faire face à 60.000 cas de choléra, « avec peut-être 3.000 décès ».

L’ONU a annoncé vendredi qu’il y a eu 589 décès et près de 14.000 cas enregistrés jusqu’ici. « La plupart de ces cas ont été recensés dans la capitale, Harare, mais le choléra a été signalé dans neuf des dix provinces du pays », a-t-il souligné.

Roeland Monasch, le responsable de l’UNICEF au Zimbabwe a déclaré dans le communiqué que le nombre de morts est probablement beaucoup plus élevé que les chiffres officiels, en soulignant que des nombreuses structures sanitaires sont fermées et que les populations rurales enterrent fréquemment leurs morts sans en informer les autorités.

M. Monasch a également cité Tsitsi Singizi, le responsable de la communication du bureau de l’UNICEF au Zimbabwe, qui a déclaré « les autorités locales n’ont pas la capacité d’approvisionner les communautés en eau potable et de collecter les ordures, ce qui entretient l’épidémie de choléra.

« M. Singizi a déclaré que les services de santé sont presque inexistants, ce qui rend impossible de traiter le nombre croissant de victimes », a-t-il noté. « Selon l’UNICEF: « L’épidémie va véritablement plus vite que notre capacité de réaction et elle devient endémique ».

L’agence a ajouté avoir lancé un programme de réaction d’urgence qui se concentre sur la prodigation des soins de base. Elle a révélé que la maladie s’est également étendue à l’Afrique du Sud, au Mozambique, à la Zambie et au Botswana voisins.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a déclaré l’état d’urgence et lancé un appel à l’aide internationale.

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