Attentats de Paris : une piste belge?

Trois individus ont été arrêtés, ce samedi matin, lors d’un contrôle routier à la frontière franco-belge. L’un d’eux, de nationalité française mais résidant en Belgique, aurait loué la voiture ayant sans doute servi aux terroristes.

On en sait un peu plus sur l’attentat terroriste qui a frappé la France, vendredi soir. Trois individus ont été arrêtés, ce samedi matin, lors d’un contrôle routier à la frontière franco-belge. L’un d’eux, de nationalité française mais résidant en Belgique, aurait loué la voiture de marque Volkswagen de type Polo, de couleur noire immatriculée en Belgique. Plusieurs témoins ont signalé avoir vu cette voiture circuler dans Paris, la veille avec les terroristes à l’intérieur.

Plusieurs interpellations ont eu lieu, ce samedi 14 novembre 2015, en Belgique, en lien avec les attaques terroristes perpétrées, vendredi, en France. Ces arrestations. Selon le ministre belge de la Justice, Koen Geens, qui a effectué une sortie sur la RTBF, « ces arrestations peuvent être vues en connexion avec une voiture Polo grise louée en Belgique retrouvée devant Bataclan ».

Depuis le début de l’après-midi, une vaste opération policière était notamment en cours autour de la station de métro Osseghem, dans la commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean. Ce quartier est réputé être un fief islamiste important. c’est d’ailleurs là où Mehdi Nemmouche, le tueur du musée juif de Bruxelles, a vécu après son retour de Syrie. Au cours d’une perquisition dans trois immeubles de ce quartier, au moins un homme, qui tentait de prendre la fuite, a été interpellé.

Le parquet fédéral belge, qui a confirmé l’interpellation des trois individus arrêtés ce samedi matin, a ouvert une enquête spécifique confiée à un juge d’instruction antiterroriste bruxellois. De son côté, le procureur de Paris, François Molins, a indiqué, ce samedi soir, que « ces trois individus ne sont pas connus des services de renseignement français ».

Le Président français, François Hollande, a décrété l’état d’urgence, dans la nuit du 13 au 14 novembre, et mis en place le plan rouge alpha au niveau national. Huit terroristes ont été tués lors de ces attaques, revendiqué par l’organisation Etat islamique en « représailles à l’engagement de la France en Syrie », dans le combat contre Daech.