Attaque de Nairobi : les islamistes pris au piège

Selon le ministre de l’Intérieur kényan, l’opération menée par les forces kényanes contre les terroristes au centre commercial de Nairobi toucherait à sa fin. Ces derniers, pris au piège après avoir été cernés par les forces de sécurité, ne peuvent plus s’échapper, a-t-il assuré.

Les terroristes pris dans leur propre piège au centre commercial de Nairobi n’ont désormais plus d’issue, selon le ministre de l’Intérieur kényan qui a donné une interview à Reuters. « Les islamistes, cernés par les forces de l’ordre, ne peuvent plus s’échapper », a précisé ce dernier, qui a également précisé que l’opération menée par les forces kényanes pour les déloger était en cours d’être terminée. D’après lui, la majorité des otages ont été secourus, même s’il est encore incapable de donner le nombre de personnes toujours prisonnières dans le centre commercial.

« Nous essayons de rentrer par le toit »

Des fortes explosions ont eu lieu au centre commercial Westgate, où une épaisse fumée s’est dégagée. Selon le ministre de l’Intérieur, cette épaisse fumée provient de matelas brûlés par les terroristes. Ces derniers, qui seraient de différentes nationalités, auraient également mis le feu au supermarché présent au sein du bâtiment, se piégeant ainsi eux-mêmes. En revanche les explosions ont été provoquées par les forces kényanes engagées dans l’assaut contre les responsables de l’attaque de Nairobi, revendiquée par les insurgés islamistes shebabs. « Nous sommes à l’origine de cette explosion, nous essayons de rentrer par le toit », a déclaré un responsable de la sécurité sous couvert d’anonymat, sans donner plus d’informations.

« Nous avons dû utiliser une force maximale »

Il faut dire que les forces spéciales kényanes ont employé les grands moyens pour pouvoir en venir à bout du commando, composé d’une quinzaine de personnes, qui a perpétré la sanglante fusillade dans le centre commercial, considéré comme le plus huppé de la capitale kényane, généralement fréquenté par les expatriés et les riches Kényans. « Nous gagnons de plus en plus de terrain sur les assaillants », a indiqué le chef de la police kényane. Un membre des forces spéciales kényanes qui a participé aux affrontements contre le commando islamistes a, pour sa part, indiqué n’avoir vu des islamistes qu’« une fois » seulement : « C’était une partie de cache-cache et à la fin, nous avons dû utiliser une force maximale pour en finir avec ces gars ».