Après son voyage en Angola, le prince Harry « irrité »

Le prince Harry qui est sur les traces de sa mère Diana dans son combat contre les mines anti-personnelles, a affirmé être irrité par la lenteur des déminages en Afrique. Un constat qu’il a effectué suite à son voyage en Angola, la semaine dernière.

Le prince Harry a fait des mines anti-personnelle son cheval de bataille. Après s’être rendu la semaine dernière en Angola, où sa mère Lady Diana s’était investie contre ce fléau, il s’est dit « irrité » par la lenteur des déminages sur le continent. Selon Guy Willoughby, président de l’ONG britannique The Halo Trust (HALO), spécialisée dans le déminage, le jeune prince est « irrité que les pays qui ont fourni ces mines n’aient apporté aucun soutien financier pour s’en débarrasser, 25 ans plus tard ». Le prince est même allé plus loin affirmant que c’est une espèce de marotte.

A l’occasion de ses 25 ans, Harry, qui a répondu à l’appel de l’ONG HALO, a inspecté les mines qui restent en Angola, meurtrie par 27 ans de guerre civile (1975-2002), faisant plus d’un demi million de morts, provoquant le déplacement de quatre millions de personnes. Le pays est aujourd’hui l’un des plus minés du monde. HALO, qui est la plus importante organisation humanitaire spécialisée dans le déminage, a assuré avoir détruit plus de 21 300 mines anti-personnelles et anti-char en Angola. En novembre 2012, l’ONG avait recensé au moins 533 champs de mines nécessitant encore d’être nettoyés.

Des champs de mines transformés en magasins

Le jeune prince a également visité la commune de Cuito Cuanavale, dans le sud, considérée comme la ville la plus minée d’Afrique. Sa défunte mère Lady Di s’était rendue en Angola en 1997 en compagnie de HALO, quelques temps avant son décès dans un accident de voiture, à Paris. Selon le président de l’ONG, «les champs de mines que sa mère a visités sont tous devenus maintenant des magasins et des routes, et même il y a une agence immobilière sur l’un d’entre eux».

Les problèmes concernant les mines anti-personnelles sont toujours présents au sein de la société angolaise, insiste le dirigeant de l’organisation. « Les guerres peuvent bien être terminées, mais beaucoup de gens sont toujours incapables de reprendre une vie normale, car ils risquent quotidiennement de mourir ou d’être blessés par des mines », a-t-il précisé. Ce dernier compte sur le soutien « du prince Harry, de l’Angola et de la Communauté internationale, pour continuer à travailler pour que l’Angola soit débarrassée de ses mines, pour le bénéfice du peuple angolais ».