Angola en noir et or

Le secteur pétrolier en Angola est en plein boom. Grâce aux incroyables réserves découvertes récemment mais aussi à la politique énergétique du pays. Le gouvernement s’attache à doter ce secteur d’une législation moderne qui vise à faciliter les investissements. Histoire d’un développement.

Parmi les richesses naturelles de l’Angola, à savoir les diamants, les minerais ou le potentiel hydroélectrique, le pétrole occupe une place non négligeable.  » Depuis l’indépendance l’activité pétrolière est une activité vitale de ce pays  » rappelle le ministre du pétrole angolais, Bothelho de Vasconcelos, lors du séminaire sur la réalité politique, économique et culturelle angolaise qui se déroule à Paris du 6 au 9 novembre 2001. Cette activité n’a cessé de croître depuis son démarrage en 1955. Et l’Angola qui produisait alors 173 000 barils jours en produit actuellement plus de 750 000.

Garanties d’investissements

Cela est dû principalement aux grandes découvertes pétrolières qui ont été faites ces cinq dernières années. Mais pas uniquement. C’est aussi le résultat d’une politique volontariste menée par le gouvernement.  » Nous avons compris que si nous voulions intéresser les investisseurs, il nous fallait créer des conditions attractives mais sans en pâtir. Nous avons donc décidé de mener une politique basée sur le principe de réciprocité des intérêts « , explique Bothelho de Vasconcelos. L’Angola garantit aujourd’hui aux investisseurs une marge de15 à 30% et une rentabilité en 4 ou 5 ans. Elle propose aussi toute une série d’alternatives en cas de difficulté.

Cela ne s’arrête pas là. Le gouvernement a aussi prévu que les avantages accordés aux investisseurs ne seraient pas remis en cause en cas de modification législative. Stabilité des lois donc et climat de confiance sont au rendez-vous.  » Le gouvernement a aussi décidé de promouvoir le développement du secteur pétrolier grâce à l’introduction de la loi de concurrence « , poursuit le ministre du pétrole. Et cela avec beaucoup de résultats puisque la compagnie étatique Sonangol a conclu des accords avec différentes compagnies pétrolières.

Un avenir confiant

C’est ainsi que l’Angola se retrouve second producteur d’Afrique sub-saharienne. Son industrie pétrolière représente 60,5% du PIB, 80% des recettes de l’Etat et 92 % des exportations nationales. Avec des moyens de plus en plus sophistiqués, l’Angola compte bien aller plus loin. Et plus profond, car pour l’instant ses extractions sont principalement situées offshore. Mais cela est en train de changer. Les analystes prévoient une production de près de 1.000.000 de barils/jours dès l’an 2000.  » Tout cela doit se poursuivre. Nous avons de nouveaux défis à mener « , conclut Bothelho de Vasconcelos.