Anglo American se retire de Lusaka

Le géant minier sud-africain Anglo American a trouvé un accord avec le gouvernement zambien après son retrait des mines de cuivre. Le groupe sud-africain explique sa décision par la chute des cours. L’activité minière fournit la moitié des recettes en devises de la Zambie.

C’était dans l’air depuis le début de l’année. Le géant minier sud-africain, Anglo American, voulait quitter le  » bourbier  » zambien, deux ans après avoir acheté, pour une bouchée de pain, les riches mines de cuivre et de cobalt du cooper-belt zambien, à cheval sur la frontière avec le Congo. Le groupe sud-africain avait prévenu en début d’année de son retrait de la société Konkola Copper Mines (KCM), achetée en mars 2000, en raison notamment de la chute des prix du cuivre.

Le capital de KCM va être entièrement restructuré. La compagnie sera désormais détenue à 58% par Zambia Copper Investments Limited (ZCI) et à 42% par ZCCM Investments Holdings (ZCCM), une société contrôlée par le gouvernement zambien. A Lusaka, les autorités ne décolèrent pas contre la firme sud-africaine, côtée à Johannesburg et à Londres. L’activité minière fournit la moitié des recettes en devises du pays.

Je reprends mon cobalt et mon cuivre !

Les deux parties sont arrivés à un accord complexe. Le groupe sud-africain continuera d’honorer ses obligations financières et fournira certains services jusqu’en mars 2003, pour assurer la transition avec la nouvelle direction de KCM.  » La finalisation des ces négociations complexes permet à KCM de continuer à opérer, en accord avec les objectifs du gouvernement, et fournit à la Zambie l’opportunité de diversifier son économie et de réduire sa dépendance au cuivre « , a déclaré Simon Thompson, directeur de la division métaux de base de Anglo American.

Dans un communiqué publié à Londres, le groupe affirme avoir dépensé 82 millions de dollars pour le maintien des opérations lors du déroulement des négociations, depuis l’annonce de son projet de vente en janvier 2002.

Le retrait du groupe sud-africain menace plus de 10 000 salariés mais le gouvernement zambien s’est engagé à maintenir les mines en activité en trouvant un nouveau partenaire pour remplacer Anglo American dans la Zambia copper Investisments (ZCI), la holding qui contrôle le cuivre zambien.

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