Alpha Condé, IBK, Alassane Ouattara : ces Présidents sapeurs-pompiers pyromanes

Alpha Condé et Alassane Ouattara

La propagation de la maladie à Coronavirus en Afrique a permis de mettre à nu le caractère de certains dirigeants qui, après avoir « embrasé » leur pays veulent maintenant éteindre le feu. Dans le même temps, d’autres dirigeants continuent d’attiser le feu dans leur pays. Au rang de ces dirigeants, trois chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest.

Alpha Condé de la Guinée, Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire : ces Présidents ont tous engagé le combat contre la maladie à Coronavirus. Outre le fait de sensibiliser leurs populations sur les dangers que représente la maladie, certains d’entre eux se disent prêts à faire d’énormes sacrifices pour voir le mal quitter leur pays. Au fond, ils sont tous reconnus pour être des sapeurs-pompiers pyromanes. en espérant que la CPI va ouvrir une ienquête à leur encontre.

Alpha Condé appelle à des élections dans un contexte de Coronavirus

Il savait pourtant que la maladie à Coronavirus ravageait le monde. Il était bien conscient que le Covid-19 était bien conscient sur le sol guinéen au moment de la tenue des ces élections couplées, notamment les législatives et le Référendum, le 22 mars 2020. Néanmoins, le Président Guinéen Alpha Condé, a fait fi des recommandations de l’organisation mondiale de la Santé, d’éviter les regroupement et la promiscuité, et a organisé son scrutin, comme si de rien n’était.

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Et le fait que les cas de contamination se soient multipliés au lendemain de ces élections, alors que la veille un seul malade avait été « officiellement » annoncé, porte le doute sur la vérité des chiffres du Covid-19 annoncés par les autorités dans ce pays de l’Ouest. Et c’est après avoir bien exposé sa population au danger que le Président Alpha Condé tente de prendre le taureau par les cornes. Parce que le taureau l’attendait pour qu’il termine et venir le prendre par les cornes. Surtout lorsqu’on sait qu’en Guinée près d’une dizaine de journalistes ont été infectés au Coronvirus. Est-lors de la couverture de ces élections, alors exposés aux postillons de ces ministres guinéens malades aussi de Covid-19 ? Qui sait.

Ouattara poursuit ses opérations d’enrôlement des jeunes en vue d’élections

Alors que l’opposition ivoirienne appelle à la suspension des opérations d’enrôlement des électeurs en vue d’obtenir la carte d’identité qui sera indispensable pour voter lors de la Présidentielle d’octobre, le gouvernement ivoirien fait le sourd. Même le saccage de centres d’enrôlement par des personnes qui se disent mécontentes du déroulement de l’enrôlement en pleine épidémie du Coronavirus, n’a pas convaincu Alassane Ouattara de suspendre ces opérations.

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La propagation du Coronavirus semble ne pas être une préoccupation pour l’Office ivoirien de l’état-civil et de l’identification, qui dit avoir pris des mesures sanitaires afin de garantir la continuité de l’opération d’enrôlement. Son Directeur général, Sitionni Gnénin Kafana, a invité au respect des consignes en vigueur dans les centres d’enrôlement. Il insiste sur l’observation des mesures sanitaires préconisées par le gouvernement. Malgré la barre des 500 cas de Covid-19 franchie en Côte d’Ivoire, Ouattara laisse se poursuivre ces opérations qui exposent sa population.

IBK organise son vote, sans Soumaila Cissé et avec le Covid-19

Il y avait pourtant plus urgent que l’organisation des fameuses élections législatives du 29 mars dernier, mais le Président malien Ibrahima Boubacar Keita a tenu à les organiser. Au moment de la tenue de ces élections, le chef de l’opposition malienne, Soumaila Cissé, était pourtant enlevé par des hommes armés non encore identifiés. Son garde du corps abattu par les assaillants. Et dans le même temps, la maladie à Coronavirus frappait aux portes du Mali. Malgré tout, Ibrahim Boubacar Keita a tenu ces élections.

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Ce n’est pas tout, puisque le dirigeant s’entête à organiser le second tour de ce scrutin, prévu le 19 avril 2020. Dans une semaine. Une semaine donc ponctuée de rassemblements, de manifestations. Car, élection ne peut se tenir sans réunions, sans rassemblements. Et c’est sans respect à sa population que celui que l’on surnomme IBK dit offrir trois mois de salaire pour lutter contre le Coronavirus. Que peuvent faire trois mois de salaire d’IBK face au Coronavirus ? N’y a-t-il pas plus efficace contre le Covid-19 que ces trois maigres mois de salaire ? Si IBK veut aider le peuple malien, qu’il interdise les rassemblements. Surtout que le Mali avoisine les 100 cas de Covid-19 pour 12 décès.

En tous les cas, la CPI est avertie et devra avoir du travail à la fin de la pandémie. Fatou Bensouda n’a pas besoin d’être saisie, car elle a toutes les informations nécessaires pour inculper ces Présidents de meurtres avec préméditation. Car ils sont bien conscients qu’ils posent tous des actes susceptibles d’entraîner la mort de plusieurs centaines, voire de milliers de populations.