Ali Bongo malade, L’école fermée : Gabon, qu’est-ce qui ne va pas ?

Le Président du Gabon, Ali Bongo Ondimba

Le gouvernement du Gabon a annoncé « la suspension des cours » dans tout le pays au moment où, annoncé « très affaibli », le Président Ali Bongo serait évacué en Grande-Bretagne.

Afin de répondre à la colère des lycéens qui, depuis lundi 8 avril 2019, manifestent contre un changement des règles d’attribution des bourses, le gouvernement gabonais a, dans un communiqué rendu public ce jeudi, annoncé « la suspension des cours » dans tout le pays.

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A l’origine de cette tension dans le milieu scolaire, un projet de décret, entériné fin mars, restreignant l’accès aux bourses universitaires pour les futurs étudiants gabonais. Ce nouveau texte, en plus d’exiger au moins 12 de moyenne au bac, fixe désormais à 19 ans l’âge maximum pour avoir droit  une bourse.

Michel Menga M’Essonne, ministre gabonais de l’Education nationale, a, dans le communiqué, fait savoir que « dans sa volonté d’apaisement et d’écoute à l’endroit des populations, le gouvernement de la République décide la suspension des cours jusqu’à nouvel ordre sur l’ensemble du territoire national ».

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Justifiant cette mesure qui fait « suite au mouvements d’humeur des élèves des différents établissements scolaires du pays constatés depuis le lundi 8 avril », Michel Menga M’Essonne assure que le gouvernement se dit « très attentif à l’évolution du climat social et préoccupé par cette vague de mécontentement ».

Pendant ce temps, le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, annoncé « très affaibli », sans que cette information ne soit ni confirmée, encore moins démentie, se trouverait à Londres où son épouse détiendrait une résidence privée. Si cette évacuation sur la Grande-Bretagne est confirmée, elle intervient moins d’un mois après le retour du chef de l’Etat du Maroc, où le dirigeant a passé une convalescence de près de quatre mois suite à un accident vasculaire cérébral dont il a été victime à Riyad, en Arabie Saoudite, le 24 octobre 2018.

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Parallèlement, l’on apprend que le pays peine à fournir de l’électricité et de l’eau en quantité et en qualité. Suffisant pour se demander ce qui ne va pas au Gabon, pays pétrolier d’Afrique Centrale, touché certes par la chute des cours du pétrole, mais dont le dirigeant a de sérieux ennuis de santé.