Algérie : Saïd Bouteflika rompt le silence


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Saïd Bouteflika, frère d'Abdelaziz Bouteflika
Saïd Bouteflika, ancien conseiller d'Abdelaziz Bouteflika

Alors qu’il est accusé de complot contre l’autorité de l’Etat algérien, Saïd Bouteflika, qui purge une peine de 15 ans de prison, a saisi l’opportunité de son procès en appel pour rompre le silence qu’il observe depuis son incarcération.

Dimanche mémorable. En ce sens que Saïd Bouteflika, frère et conseiller de l’ancien président de la République d’Algérie, a rompu le silence pour enfin répondre des chefs d’accusation dont fait l’objet. Le frère d’Abdelaziz Bouteflika, les généraux Mohamed Mediene et Athmane Tartag, anciens responsables des services secrets et Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, étaient jugés en appel par le tribunal militaire de Blida.

Cinq mois après leur première condamnation à de lourdes peines de prison, 15 ans d’emprisonnement ferme notamment, les quatre prévenus, accusés d’avoir tenu une réunion le 27 mars 2019, alors que l’armée appelait à la destitution du Président Abdelaziz Bouteflika, comparaissaient donc, ce dimanche 9 février 2020, au cours d’un procès en appel, puisqu’au mois de septembre dernier, le tribunal les avait jugés coupables de complot et les avait condamnés à quinze ans de prison, en première instance.

Au cours du procès de ce dimanche, contre toute attente, Saïd Bouteflika a pris la parole, alors que l’ancien chef du renseignement Athmane Tartag a refusé de comparaître. Le frère cadet de l’ex-Président, qui avait pourtant refusé de piper un seul mot lors de la première audience, a rompu le silence et apporté des précisions de taille.  Saïd Bouteflika a en effet déclaré que cette réunion, objet des poursuites en son encontre,  n’avait pas pour objectif de « renverser le système, mais à trouver une solution pour que le pays ne se perde pas dans les manipulations ».

Tout récemment, il avait prêté à Saïd Bouteflika l’intention de porter atteinte à sa santé au point de risquer sa vie en prison, d’autant que le frère de l’ancien Président refusait de prendre ses médicaments et de s’alimenter. Saïd Bouteflika, avait-on dit, craignait d’être empoisonné en prison.

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