
La sélection des deux premiers pôles d’innovation numérique algériens entre dans sa phase finale. Onze consortiums restent en course : sept pour l’industrie manufacturière et quatre pour les énergies renouvelables. Les lauréats seront désignés le 15 octobre.
En Algérie, beaucoup de PME industrielles peinent à trouver les compétences nécessaires à leur transformation numérique. Pour y répondre, le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises porte la création de deux premiers pôles d’innovation numérique, ou Digital Innovation Hubs (DIH), qui doivent associer entreprises, universités et organismes d’accompagnement. L’initiative bénéficie de l’appui de l’agence allemande de coopération internationale GIZ, dans le cadre du projet « Développement économique vert et digital en Algérie » (DGA), financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
Les consortiums avaient jusqu’au dimanche 4 octobre à 23 h 59 pour déposer leur candidature consolidée. Selon le calendrier de l’appel final, la vérification administrative puis l’évaluation technique des dossiers se déroulent depuis ce lundi et jusqu’au 14 octobre.
Aucun dossier écarté à l’évaluation technique
D’après les résultats publiés sur le site du programme, DIH Algeria, quinze candidatures avaient été reçues lors du premier appel. Onze ont été déclarées recevables, et toutes ont ensuite obtenu au moins 60 points sur 100, le seuil fixé pour la présélection. Sept consortiums visent le pôle consacré à l’industrie manufacturière, quatre celui dédié aux énergies renouvelables.
Le jury a noté les dossiers selon six critères : la complémentarité des partenaires, leur expérience de l’innovation, l’offre de services, les capacités techniques et les infrastructures, la gouvernance et l’ancrage dans l’écosystème. Les onze consortiums ont ensuite suivi un bootcamp d’accompagnement méthodologique, clos le 21 septembre, pour retravailler leurs propositions. Seuls ces candidats présélectionnés pouvaient concourir à l’étape finale, et aucun des deux pôles n’est encore désigné.
Un pôle national et une structure régionale
Le pôle national sera consacré à la transformation numérique de l’industrie manufacturière : industrie 4.0, intelligence artificielle, objets connectés, big data et automatisation. S’y ajoutera une structure régionale tournée vers les énergies renouvelables, qui couvrira notamment la transition énergétique, les technologies vertes et la gestion intelligente des réseaux.
Universités, centres de recherche, entreprises technologiques, incubateurs, clusters, chambres de commerce ou encore agences publiques peuvent s’associer au sein d’un même consortium, afin de proposer aux PME des compétences complémentaires en un seul lieu. Pour une PME, un tel pôle doit notamment permettre de tester une solution technologique avec l’appui de spécialistes avant d’engager un investissement.
Après l’annonce des lauréats, les deux consortiums retenus entreront dans une phase de mise en place prévue en octobre et novembre.





