« Algérie, mon amour », « Algérie, les promesses de l’aube » : tension entre Alger et Paris

L’Algérie a décidé de rappeler immédiatement en consultation son ambassadeur en France. C’est ce qu’a fait savoir le ministère algérien des Affaires étrangères, dans un communiqué. Mais pourquoi donc ?

C’est suite à la diffusion de deux documentaires consacrés au Hirak, le mouvement de contestation populaire actif en Algérie, ayant notamment conduit à la démission du Président Abdelaziz Bouteflika, que l’Algérie a décidé de rappeler immédiatement en consultation son ambassadeur en France.

La raison de cette tension diplomatique entre Alger et Paris, la diffusion, par la chaîne France 5 du fils-documentaire « Algérie, mon amour », réalisé par Mustapha Kessous, qui est aussi journaliste au Monde, conjointement avec « Algérie : les promesses de l’aube », qui est un film de Julie Peyrard et Sonia Amrane. Tous deux étant diffusés le même jour.

« Le caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises (…), en apparence spontanés et sous le prétexte de la liberté d’expression, sont en fait des attaques contre le peuple algérien et ses institutions, dont l’ANP », a dénoncé le ministère algérien des Affaires étrangères.

Alger dénonce « cet activisme où l’inimitié le dispute à la rancœur, dévoile les intentions malveillantes et durables de certains milieux qui ne souhaitent pas l’avènement de relations apaisées entre l’Algérie et la France, après cinquante-huit ans d’indépendance ».

Pour Alger, ces deux diffusions combinées ressemblent d’autant plus à de la provocation qu’elles sont consacrées au Hirak, mouvement de contestation, né en février 2019 et ayant contraint Abdelaziz Bouteflika à la démission.

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