Algérie : l’exploration du gaz de schiste se poursuit malgré la contestation

La compagnie nationale des hydrocarbures, la Sonatrach, a indiqué ce dimanche que les forages d’exploration de gaz de schiste se poursuivaient malgré la contestation populaire.

Le président directeur général par intérim de la compagnie nationale d’hydrocarbure en Algérie, Saïd Sahnoun, a déclaré ce dimanche, devant la presse, que les forages d’explorations de gaz de schiste allait se poursuivre dans le sud du pays où le forage d’un deuxième puits va bientôt s’achever, rapporte APS. L’annonce a été faite alors que la mécontentement populaire grandit contre l’exploitation de cette matière première.

Un deuxième puits-pilote bientôt en activité

« Nous n’allons pas interrompre l’activité forage », a expliqué Saïd Sahnoun à Alger. Sonatrach va même bientôt achever le forage d’un deuxième puits-pilote à Ahnet. « Nous sommes sur le point d’achever cet ouvrage, c’est une question  de quelques jours. Dés que nous terminerons, l’appareil (de forage) sera transporté  vers un autre site d’exploration pour lequel il est programmé », a-t-il poursuivi.

Il contredit ainsi l’annonce du Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal. Il avait effectué une sortie télévisée, mercredi 21 janvier 2015 au soir, pour rassurer les contestataires contre l’exploitation du gaz de schiste, annonçant que « les forages expérimentaux vont être stoppés. Nos frères doivent être rassurés ».

Poursuite des manifestations

L’Algérie compte investir massivement de la production de gaz de schiste afin de faire face à l’augmentation de la demande. « La consommation interne devrait atteindre 35 milliards de m3 de gaz en 2015 et 50 milliards de m3 en 2025 », rapporte le PDG de Sonatrach.

« La Sonatrach ne fera rien qui puisse être nuisible à l’environnement », a voulu rassurer Saïd Sahnoun. La population de la région d’In Salah en colère s’oppose à cette exploitation en raison des techniques très polluantes utilisées pour extraire le gaz de schiste du sol. Les manifestations se succèdent pour dire non à cette exploitation. Samedi dernier, des personnes se sont encore rassemblées à Ouargla.

L’Algérie posséderait les quatrièmes réserves mondiales récupérables de gaz de schiste, derrière les Etats-Unis, la Chine et l’Argentine.