Algérie : « Il n’y aura pas d’exploitation » de gaz de schiste, selon Sellal

Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a effectué une sortie télévisée pour rassurer les contestataires contre l’exploitation du gaz de schiste, annonçant que « les forages expérimentaux vont être stoppés (…). Nos frères doivent être rassurés ».

Le gouvernement algérien recule. Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a en effet effectué une sortie télévisée, ce mercredi 21 janvier 2015 au soir, pour rassurer les contestataires contre l’exploitation du gaz de schiste, annonçant que « les forages expérimentaux vont être stoppés (…). Nos frères doivent être rassurés ».

Pour Sellal, « il n’y a aucun permis d’exploitation ». Cette phrase, prononcée au cours d’une émission télévisée, est en réponse aux populations de Tamanrasset et d’In-Salah, qui exigeaient la présence du Premier ministre sur l’endroit de la grogne. Abdelmalek Sellal, qui a indiqué que son gouvernement « a un programme d’études d’ici à 2022 pour évaluer les ressources, et c’est ce que nous faisons », a assuré que l’exploitation du gaz de schiste, contre lequel les citoyens du Grand-Sud manifestent depuis trois semaines, n’est pas à l’ordre du jour.

Insistant sur l’étude qui est en cours, le Premier ministre a rassuré : « il n’y aura pas d’exploitation. Il n’est pas à l’ordre du jour du gouvernement ». Abdelmalek Sellal a, pour rassurer davantage, ajouté que « Sonatrach doit d’abord maîtriser la technologie (…). Les forages expérimentaux vont être stoppés (…). Il n’y a aucun permis d’exploitation, nos frères doivent être rassurés ».

Il a en outre annoncé la création prochaine d’un institut de formation à In-Salah, où le premier forage expérimental a été inauguré en décembre dernier et qui est le berceau de la grogne épicentre de la contestation.