Algérie : la crise du Sahel s’invite à Alger

La coopération entre les pays de l’Afrique du Nord et du Sahel, à savoir l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, le Maroc, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Soudan et le Tchad, est au menu des débats de la conférence de deux jours, à Alger. Du 12 au 13 septembre, ces pays vont chercher des solutions à leurs problèmes communs et notamment à la crise du Sahel.

(De notre correspondant)

La crise du Sahel s’invite, une fois de plus, en Algérie qui abrite la première conférence régionale « Afrique du Nord et Sahel » pour débattre de la lutte antiterroriste dans la sous-région sahélo-sahélienne. La Tunisie, la Libye, l’Egypte, le Maroc, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Soudan et le Tchad, ont été invités à cette réunion, co-organisée par l’Algérie, l’Union européenne et l’institut interrégional des Nations unies pour la recherche et la criminalité et la justice. Le principal objectif de cette réunion est de trouver des solutions en vue de sécuriser la région. Cette importante initiative sera l’occasion de trancher sur la question du renforcement des capacités des pays participants pour lutter efficacement contre les différents trafics qui ont lieu dans cette zone et atténuer les risques de terrorisme qui menacent sérieusement la stabilité des Etats.

L’instauration de mécanismes régionaux fonctionnels devant aboutir à la création d’un réseau international de compétences et d’expertise reste l’objectif à atteindre par les pays de la région du Sahel dont l’initiative amène l’Algérie à apporter sa contribution aux fins de renforcer efficacement les instruments de sécurité régionale et internationale. Cette première conférence régionale « Afrique du Nord et Sahel » qui se tient au Centre d’excellence de sécurité chimique, biologique, radiologique et nucléaire (CBRN) d’Alger a permis aux pays qui y prennent part de réitérer leur attachement au principe de non-ingérence étrangère dans la région du Sahel, principe que défend l’Algérie, directement concernée par la montée en puissance de l’activité terroriste et la prolifération des armes en provenance de Libye. La naissance de nouveaux groupes terroristes agissant sous la férule d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), restera également un écueil non-négligeable.

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