Algérie : FagorBrandt et ses employés sauvés par Cevital

Après de longues tractations, la justice espagnole a fini par accepter, ce vendredi matin, le rachat de FagorBrandt par le conglomérat algérien Cevital, à hauteur de 25 millions d’euros. Cette décision permettra de sauvegarder 1 200 emplois en France.

FagorBrandt aux mains de l’Algérie ? L’éventualité devient réalité. Après avoir échoué à racheter le volailler Doux, l’homme le plus riche d’Algérie, Issad Rebrab, à la tête du conglomérat Cevital, aura finalement eu sa revanche avec FagorBrandt.

Les salariés français de FagorBrandt seront soulagés d’apprendre qu’à l’issue d’un suspense interminable, la justice espagnole a donné son feu vert à Cevital, ce vendredi 11 avril, pour la reprise du fabricant français d’électroménager. FagorBrandt en France et le groupe Fagor en Espagne avaient annoncé leur dépôt de bilan le 6 novembre 2013.

« Plus rien ne s’oppose désormais à ce que le groupe soit repris comme prévu par Cevital », se réjouit un proche du dossier. Le conglomérat algérien a promis de préserver 1 200 emplois sur 1 800 en France. L’offre de Cevital trainait depuis de longues semaines sur la table des négociations, car elle était soumise à une condition clé : Cevital devait avant tout finaliser le rachat des marques qu’exploitait FagorBrandt (Brandt, Vedette, Sauter, De Dietrich…). Si le tribunal de commerce espagnol de San Sebastián n’avait pas accepté l’accord de cession conclu pour 25 millions d’euros entre Cevital et le Fagor, maison-mère en faillite de FagorBrandt, le groupe risquait une liquidation immédiate, dès ce vendredi.

Le tribunal de San Sebastián avait dans un premier temps bloqué la transaction, jugeant le montant du rachat trop faible. Il réclamait 10 millions de plus. Ce n’est donc qu’après un recours intenté par Cevital que les juges espagnols ont accepté de revenir sur leur refus. Le tribunal de Nanterre va maintenant pouvoir examiner l’offre ferme de Cevital et devrait tout logiquement l’accepter.