Algérie : Bouteflika absent à la prière de l’Aïd el-Fitr

Le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, rentré en Algérie le 16 juillet, après avoir été hospitalisé à Paris, n’a pas participé à la prière de l’Aïd el-Fitr qui célèbre la fin du mois de Ramadan. Une première dans le pays. Des rumeurs affirment que le chef d’Etat serait en Suisse. Pour se soigner ?

L’absence d’Abdelaziz Bouteflika à la Grande mosquée, lors de la prière de l’Aïd el-Fitr, qui célèbre la fin du mois de Ramadan, est historique. Depuis qu’il est à la tête du pays, jamais le Président algérien n’a manqué cette prière, ni ces prédécesseurs d’ailleurs, en 51 ans d’indépendance du pays.

Pourtant la participation à cette prière dans la Grande mosquée est obligatoire dans les traditions d’Etat. Selon l’agence de presse algérienne (APS), c’est finalement le Premier ministre Abdelmalek Sellal et les présidents du Conseil de la nation (Sénat) Abdelkader Bensalah et de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa qui ont fait acte de présence à la place du chef d’Etat.

Rumeurs sur rumeurs…

Dans le même temps, l’absence d’Abdelaziz Bouteflika, rentré à Alger le 16 juillet après avoir été hospitalisé en France durant 80 jours, était prévisible. La Présidence avait envoyé un communiqué, indiquant qu’il « poursuivra une période de repos et de rééducation ». Pour le moment, cette dernière n’a donné aucune explication pour justifier l’absence du Président à la Grande mosquée.

Un mystère qui alimente les rumeurs qui vont bon train. Ses tracas de santé aurait empêché Abdelaziz Bouteflika de se rendre à la prière? Etait-il aussi mal en point que cela? Tant de questions qui trottent dans la tête des Algériens. Depuis quelques jours, on chuchote même qu’il serait actuellement en Suisse. Pour se soigner?

Le journaliste algérien, Ali Kafi, est même allé plus loin, accusant le dirigeant de ne pas faire ses prières, qui constitue l’un des piliers de l’islam. « Il ne faisait tout simplement pas la prière dans sa vie et n’a donc pas jugé utile de faire dans l’hypocrisie d’Etat», a-t-il fustigé. Le mystère actuel autour de Bouteflika n’est pas prêt d’être percé…