Alger : les différentes parties libyennes à nouveau face à face

Les différents protagonistes de la crise libyenne se sont rencontrés face à face pour la deuxième fois en quatre jours, ce mardi à Alger. Des représentants des pays voisins étaient présents ainsi que l’envoyé de l’ONU pour la Libye.

Le cessez-le-feu et un éventuel gouvernement de coalition est loin d’être acquis en Libye. C’est pourtant l’objectif des pourparlers d’Alger sur la crise libyenne. Pour la deuxième fois en quatre jours, les différents protagonistes de l’instabilité en Libye se sont rencontrés face à face, ce mardi 10 mars 2015, sous la médiation algérienne.

La réunion s’est déroulée en présence du ministre algérien délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, et de l’envoyé spécial des Nations Unies pour la Libye, Bernardino Leon. Pendant deux jours, les chefs de partis et des militants politiques libyens se sont réunis pour trouver une solution politique en Libye.

Un « processus qui commence »

Bernardino Leon a prévenu que la paix ne se fera pas en deux jours mais que c’est un « processus qui commence » et qui devra aboutir à la paix. « Nous attendons beaucoup de cette réunion », avait-il déclaré préalablement aux discussions, rapporte APS.

Le pays qui est en proie à une guerre civile depuis l’assassinat de Mouammar Kadhafi, en 2011, est sous la menace des milices extrémistes radicales et notamment de l’Etat islamique qui multiplie les exactions dans le pays. Deux gouvernements concurrents se font face. L’un reconnu par la communauté internationale réfugié à Tobrouk et l’autre à Tripoli soutenu par le groupe armé Aube de la Libye et les Frères musulmans.

Alors que la première rencontre s’était effectuée au Maroc, l’Algérie, pays frontalier de la Libye, a repris les rênes des négociations. Les autorités algériennes ont l’avantage d’avoir des contacts faciles avec les Frères musulmans. Ce pays a toujours été neutre et s’était déclaré contre l’intervention militaire extérieure de l’OTAN, dès le début.