
L’administration de Donald Trump poursuit le renforcement de sa politique migratoire avec de nouvelles mesures visant les ressortissants africains. Réduction des services consulaires, exigences financières accrues et restrictions de voyage élargies marquent une évolution significative des conditions d’accès au territoire américain.
Une note interne révélée par l’agence Associated Press indique que le département d’État américain, dirigé par Marco Rubio, prévoit de réduire la délivrance des visas en Afrique. D’ici fin juin, les demandes ne pourront être effectuées que dans une vingtaine d’ambassades et de consulats, contre près de 50 actuellement autorisés. Parmi les représentations maintenues figurent notamment celles d’Abidjan, Dakar, Djibouti, Kigali, Kinshasa, Lomé, Nairobi, Port-Louis et Yaoundé.
Une centralisation des demandes de visas
Cette réorganisation limite l’accès géographique aux services consulaires pour plusieurs pays africains. Pour les ressortissants de pays comme Madagascar, le Bénin ou le Gabon, cette mesure implique de se rendre dans un État voisin pour effectuer les démarches, ce qui impose des trajets transfrontaliers ou des vols internationaux. Selon les autorités américaines, l’objectif de cette mesure est de réduire l’immigration en compliquant l’accès aux procédures de demande.
Elle vise également à dissuader les personnes susceptibles de rester sur le territoire américain après expiration de leur visa. En janvier 2026, le département d’État a élargi ses restrictions de voyage à plusieurs pays africains. Le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie ont été ajoutés à une liste de surveillance appelée « liste orange ». Ces ajouts portent à environ vingt le nombre de pays africains soumis à des restrictions spécifiques.
Une caution financière obligatoire
Certains d’entre eux sont également concernés par des limitations plus strictes, regroupées dans une « liste rouge » qui restreint fortement l’octroi de visas. Depuis le 1er janvier 2026, les voyageurs issus de certains pays doivent fournir une garantie financière pour obtenir un visa. Le montant de cette caution varie entre 5 000 et 15 000 dollars. Cette somme est présentée par les autorités américaines comme une garantie contre le dépassement de la durée de séjour autorisée.
Elle est remboursable en cas de respect des conditions du visa ou de refus de la demande, mais son paiement ne garantit pas l’obtention du visa. Les procédures de demande de visa incluent désormais des entretiens obligatoires en personne avec des agents consulaires. Les demandeurs doivent fournir des informations détaillées sur leur parcours personnel et leurs activités. Les autorités exigent également un historique des comptes sur les réseaux sociaux sur plusieurs années. Ces informations sont utilisées pour évaluer les profils des candidats au visa.
Une surveillance accrue des profils des demandeurs
Ces exigences s’ajoutent aux documents déjà requis dans les procédures classiques. Selon les documents officiels, ces mesures visent à renforcer le contrôle des entrées sur le territoire américain. Elles s’inscrivent dans une politique de sélection plus stricte des voyageurs.
Ces décisions s’inscrivent dans la continuité de la politique migratoire mise en place par l’administration Trump. Celle-ci met l’accent sur le contrôle des frontières et la limitation des flux migratoires. L’ensemble de ces mesures modifie les conditions d’accès aux États-Unis pour les ressortissants de plusieurs pays africains. Elles affectent notamment les déplacements liés aux études, aux affaires et aux échanges culturels.




