Gazoduc Nigeria-Maroc : la CEDEAO signe un accord intergouvernemental pour accélérer le projet énergétique


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Gazoduc Nigeria-Maroc
Gazoduc Nigeria-Maroc (illustration)

Les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont signé, dimanche à Freetown, un accord intergouvernemental en faveur du gazoduc atlantique Nigeria-Maroc. Cette nouvelle étape intervient après l’achèvement des études de faisabilité et de conception technique du projet, qui prévoit de relier le Nigeria au Maroc à travers treize pays d’Afrique de l’Ouest.

Les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre du gazoduc atlantique Nigeria-Maroc. Réunis à Freetown, en Sierra Leone, les États de l’organisation régionale ont signé un accord intergouvernemental destiné à soutenir la réalisation de cette infrastructure énergétique.

Un gazoduc reliant le Nigeria au Maroc

L’annonce a été faite dans un communiqué conjoint publié par l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) du Maroc et la compagnie pétrolière nationale nigériane, la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC). Ce document confirme la conclusion de l’accord par les États membres de la CEDEAO et précise les prochaines étapes du projet. Le gazoduc atlantique Nigeria-Maroc est conçu pour transporter du gaz naturel depuis le Nigeria vers le Maroc. Ce, en longeant la façade atlantique de l’Afrique de l’Ouest.

Selon le communiqué conjoint, le tracé traversera treize pays ouest-africains avant d’atteindre le territoire marocain. Une fois mis en service, l’ouvrage disposera d’une capacité annuelle de transport pouvant atteindre 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Cette infrastructure doit permettre d’assurer l’acheminement du gaz produit au Nigeria vers les différents pays situés sur son parcours ainsi que vers le Maroc.

Une partie des volumes destinée au Maroc et à l’Europe

Le communiqué indique que sur les 30 milliards de mètres cubes de capacité annuelle, 15 milliards de mètres cubes seront destinés aux marchés marocain et européen. L’approvisionnement de l’Europe s’effectuera à travers le gazoduc existant reliant le Maroc à l’Espagne. Cette connexion permettra d’acheminer une partie du gaz transporté par le futur gazoduc vers le réseau européen.

Le projet de gazoduc atlantique Nigeria-Maroc avait été validé il y a dix ans par le roi Mohammed VI et le Président du Nigeria. Depuis son lancement, plusieurs étapes techniques et institutionnelles ont été réalisées afin de préparer sa mise en œuvre. Selon les informations communiquées par l’ONHYM et la NNPC, le gazoduc s’étendra sur environ 6 900 kilomètres. Son tracé combinera des sections offshore, installées en mer, et des sections onshore, construites sur le continent.

Un coût estimé à 25 milliards de dollars

Le coût prévisionnel de réalisation de cette infrastructure est estimé à 25 milliards de dollars. Ce montant couvre la construction du gazoduc ainsi que les équipements nécessaires à son exploitation sur l’ensemble de son parcours. Les promoteurs du projet indiquent que les études de faisabilité ont été achevées. Les travaux de conception technique détaillée, également appelés FEED (Front-End Engineering Design), sont eux aussi terminés. Ce qui marque l’achèvement de la phase de préparation technique.

À la suite de la signature de l’accord intergouvernemental par les États membres de la CEDEAO, une nouvelle étape est désormais prévue. Le communiqué précise qu’un accord spécifique sera signé ultérieurement entre le Maroc et la Mauritanie. Cette signature doit intervenir en présence du Président du Nigeria. La Mauritanie, également concernée par le tracé du gazoduc et disposant d’importantes ressources gazières, constitue l’un des pays clés dans le développement du projet. Le gazoduc Nigeria-Maroc figure parmi les principaux projets d’infrastructures énergétiques de l’Afrique de l’Ouest.

Alioune Diop
Une plume qui balance entre le Sénégal et le Mali, deux voisins en Afrique de l’Ouest qui ont des liens économiques étroits
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