Afrique du Sud : le Président Cyril Ramaphosa attaque Frederik de Klerk

Cyril Ramaphosa, Président de l'Afrique du Sud

Le mea culpa de Frederik de Klerk après ses derniers propos sur l’apartheid n’a pas empêché le chef de l’Etat, Cyril Ramaphosa, resté silencieux depuis, d’y revenir pour tirer à boulets rouges sur le dernier Président de l’Afrique du Sud ségrégationniste. C’est le Parlement qui a servi à Cyril Ramaphosa de tribune  pour revenir sur la question.

La repartie du Président Ramaphosa à son prédécesseur n’est pas des plus douces qui soient. C’est devant un Parlement complètement acquis à sa cause et surchauffé par les applaudissements que le Président sud-africain a lancé : « L’apartheid est un crime contre l’humanité. C’était un crime contre le peuple opprimé de l’Afrique du Sud avant même d’être déclaré tel par les Nations Unies ». Cyril Ramaphosa, conscient de l’effet de ses propos sur les députés, n’hésita pas à enfoncer le clou : « J’irais même jusqu’à dire que, de mon point de vue, le nier est une trahison », a-t-il poursuivi.

Il y a quelques jours, en effet, dans une interview accordée à une chaîne de télévision du pays, l’ancien Président sud-africain, Frederik de Klerk, Prix Nobel de la Paix 1993 avec Nelson Mandela qu’il a libéré de la prison trois années plus tôt, a refusé de reconnaître que l’apartheid était « un crime contre l’humanité ». Cette position défendue par l’ex-Président suscita tant de réactions d’indignation dans le pays qu’il dut présenter des excuses publiques, le lundi dernier.

Cette intervention du Président Cyril Ramaphosa sur le même sujet vient-elle pour créer une nouvelle polémique ou réussira-t-elle à calmer quelques personnes irréductibles qui seraient jusque-là insatisfaites de son manque de réaction ? La suite nous édifiera.

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