
La justice sud-africaine a décidé de reporter au 18 juin sa décision sur la demande de mise en liberté sous caution de Kemi Seba. L’activiste panafricaniste, arrêté le 13 avril 2026 à Pretoria pour des infractions présumées à la législation migratoire, reste également sous la menace d’une extradition vers le Bénin, dont l’examen est prévu le 14 juillet.
Kemi Seba devra encore patienter avant d’être fixé sur son sort. Réuni pour examiner sa demande de mise en liberté sous caution, le tribunal sud-africain en charge du dossier a renvoyé sa décision au 18 juin prochain.
Cette décision maintient en détention le président de l’ONG Urgences Panafricanistes, arrêté en Afrique du Sud, en avril 2026. Les autorités sud-africaines l’accusent d’avoir enfreint les règles relatives à l’immigration en demeurant sur le territoire national après l’expiration de son visa.
Kemi Seba sous la menace d’une extradition
Si la procédure judiciaire en cours constitue déjà un défi pour l’activiste, une autre échéance pourrait avoir des conséquences bien plus importantes. En effet, la justice sud-africaine a programmé au 14 juillet une audience consacrée à l’examen d’une éventuelle demande d’extradition vers le Bénin.
Cette perspective place le dossier dans une dimension à la fois judiciaire et diplomatique. Très critique à l’égard de plusieurs dirigeants africains et occidentaux, Kemi Seba entretient depuis plusieurs années des relations tendues avec les autorités béninoises. Son nom apparaît régulièrement dans le débat politique en Afrique de l’Ouest en raison de ses prises de position en faveur du souverainisme africain et de son opposition à certaines politiques gouvernementales.
À ce stade, aucune décision n’a été prise concernant son éventuel transfert vers le Bénin. La procédure d’extradition devra suivre son cours devant les juridictions compétentes, lesquelles examineront les éléments transmis ainsi que les garanties prévues par le droit sud-africain et les accords internationaux applicables.
Deux mandats d’arrêt internationaux
L’activiste panafricaniste Kémi Séba est visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) au Bénin. En ce qui concerne le premier mandat émis le 13 juin 2025, Kemi Seba est poursuivi pour des faits présumés de blanchiment de capitaux.
Dans le cas du second mandat émis le 12 décembre 2025, il est accusé d’apologie de crime, ainsi que d’incitation à la haine et à la violence, notamment en lien avec des propos tenus sur la tentative de coup d’État survenue au Bénin le dimanche 7 décembre 2025.
Pour rappel, l’arrestation de Kemi Seba a eu lieu dans un centre commercial de Pretoria, où il a été interpellé en compagnie d’un facilitateur, qui aurait reçu, selon la police sud-africaine, 250 000 rands, soit environ 13 000 euros, pour l’aider à traverser la frontière.




