Affaire Sarkozy sur écoute : Taubira réaffirme sa confiance à son cabinet

La ministre française de la Justice Christiane Taubira a réaffirmé sa confiance dans son cabinet après qu’il ait également été mise en cause sur l’affaire de la mise sur écoute de l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui a défrayé la chronique en France.

Christiane Taubira semble de bonne foi. C’est ce qu’indiquent en majorité ce mardi les médias français après que la garde des Sceaux ait été accusée d’avoir menti sur l’affaire de la mise sur écoute de l’ancien président Nicolas Sarkozy. Selon l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur, la directrice de cabinet de la ministre de la Justice, Christine Mauguë, ne l’aurait pas mise au courant de la note du Parquet général de Paris, concernant la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy.

Mais malgré ce cafouillage Christiane Taubira a décidé de réaffirmer sa confiance en son cabinet. Elle s’exprimait en effet lundi devant des étudiants montréalais, lors d’une conférence à l’école de commerce HEC Montréal, leur indiquant de ne pas se « laisser enfumer » par les méandres de l’affaire des écoutes visant Nicolas Sarkozy. « Ce que je vais vous dire, à vous les jeunes, c’est de ne pas vous laisser enfumer par des choses secondaires et accessoires », a indiqué la garde des Sceaux à un jeune homme lui demandant de revenir sur des déclarations contradictoires dans cette affaire. « Je réaffirme ma totale confiance envers mon cabinet et en particulier à ma directrice de cabinet, Christine Maugüé », a ajouté la ministre.

Selon elle, « je n’ai pas traversé l’Atlantique pour ces querelles. Ce qui compte dans cette affaire, c’est de savoir si la justice fonctionne normalement : oui, incontestablement ». Ce qui compte également pour la garde des Sceaux « c’est de savoir si ce gouvernement a démontré en 20 mois sa capacité à enlever la chape qui pesait sur la Justice et qui faisait que les magistrats ne se sentaient pas libres », estimant aussi que « ce qui compte, ce n’est pas de nourrir un feuilleton au quotidien, ce qui compte c’est de savoir si la justice a pu faire son travail ». Une chose est sûre. L’affaire de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy, soupçonné de trafic d’influence, et de main mise dans la justice, n’a pas révélé tous ses secrets…