Accusé d’hypocrisie, Bamako répond à Paris

Choguel Maïga, PM du Mali
Dr Choguel Maïga, PM malien

Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, répondant aux accusations du gouvernement français, a indiqué que « le peuple malien reconnaissant n’a jamais été et ne sera jamais ingrat ».

Après avoir pris part à la 76ème Assemblée générale de l’ONU à New York, le chef du gouvernement malien, Choguel Kokalla Maïga, est de retour à Bamako. Il a répondu aux accusations du gouvernement français, précisant que « le peuple malien reconnaissant n’a jamais été et ne sera jamais ingrat ».

« C’est beaucoup d’hypocrisie, c’est beaucoup de mauvaise foi, beaucoup d’indécence surtout parce que ces propos ont été tenus le samedi 25 septembre. Or le vendredi 24 septembre un 52e militaire français a donné sa vie pour combattre le terrorisme au Sahel », avait déploré Florence Parly, au sujet de la sortie du chef du gouvernement malien.

« A ce stade nous ne souhaitons pas faire de commentaires sur les déclarations de nos partenaires. Nous leur avons dit ce que nous pensons de la situation entre nous en tête-en-tête. Je crois que les discussions vont continuer aux niveaux les plus appropriés », a répondu, Choguel Kokalla Maïga.

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Le chef du gouvernement malien a ajouté que « le peuple malien reconnaissant n’a jamais été et ne sera jamais ingrat ». Il a fait part de la volonté du peuple malien d’exercer sa liberté, sous l’égide d’un État souverain dans ses prérogatives, sur les questions de défense et de sécurité.

Notons que c’est dans son allocution, en marge de la 76ème Assemblée générale des Nations Unies, que le chef du gouvernement malien avait pointé la France du doigt. C’était le samedi 25 septembre 2021 et Maïga avait dénoncé la façon dont la décision du retrait de l’opération française Barkhane avait été faite.

Le Premier ministre malien avait en effet accusé la France d’avoir abandonné le Mali, notamment en décidant du retrait de Barkhane sans que son pays ne soit averti ni par Paris, encore moins par ses partenaires de l’ONU. En clair, Choguel Maïgua, devant la communauté internationale, s’est plaint de la façon dont s’est effectuée le retrait.

Lequel retrait, pointe-t-il, s’est effectué au moment où la situation sécuritaire dans le pays est très précaire avec des attaques terroristes récurrentes. Et pour le Premier ministre, la situation sécuritaire au Mali ne s’est absolument pas améliorée, malgré la présence et les actions multiples des forces étrangères.

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