27e FIFF : les Africains font leur cinéma à Namur

Les films africains ont débarqué à Namur. Dans la soixantaine de longs métrages projetés dans les principales sections du Festival international du film francophone, qui a démarré ce vendredi en Belgique, plus d’une dizaine de films représentent ou s’inspirent de l’Afrique. Cinq sont en compétition pour la récompense suprême : le Bayard d’Or.

La 27e édition du Festival international du film francophone (FIFF) de Namur s’est ouvert ce vendredi et l’Afrique est entrée dans la compétition ce samedi, entre autres avec la présentation aux festivaliers de Yema de Djamila Sahraoui, co-production franco-algérienne. Au total, ce sont cinq films africains qui tenteront de décrocher le Bayard d’Or. Parmi eux, Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (Maroc) et La Pirogue de Moussa Touré (Sénégal), en sélection officielle au dernier Festival de Cannes. Autre œuvre sénégalaise présentée à Namur en « Compétition officielle », Aujourd’hui (Tey), le troisième long métrage du cinéaste franco-sénégalais Alain Gomis. Le cinéaste avait déjà reçu un Bayard d’Or pour L’Afrance, son premier film. Quant à la Tunisienne Hinde Boujemaa, elle signe et présente C’était mieux demain.

Dans les autres sélections du FIFF, on retrouve de nombreux représentants du continent. A l’instar du film Le Sac de Farine de Kadija Leclere, production belgo-marocaine tournée au Maroc, avec notamment Hafsia Herzi. Le long métrage est en compétition pour le Bayard d’Or de la meilleure première œuvre – Prix Emile Cantillon. Tout comme La Vierge, les coptes et moi du franco-égyptien Namir Abdel Messeeh.

Prismes africains

Ce ne sont pas, pour leur part, les ambassadeurs officiels de l’Afrique, mais c’est tout comme. Le Repenti, dernier long métrage du réalisateur algérien Merzak Allouache, projeté en avant-première mondiale à la Quinzaine des réalisateurs en mai dernier sur la Croisette, est ainsi de nouveau visible à Namur dans la catégorie « Regards du présent ». Dans la même section, le documentaire français Ladies’ Turn évoque le football féminin au Sénégal quand Cinéma Inch’Allah de Guillaume Vandenberghe et Vincent Coen revient sur les tribulations cinématographiques de quatre cinéastes belgo-marocains. Même pas mal de Nadia El Fani et Alina Isabelle Pérez est aussi un documentaire consacré à la réalisatrice franco-tunisienne Nadia El Fani. Kinshasa Kids du Belge Marc-Henri Wajnberg a, lui, pour décor la capitale congolaise et pour thématique le drame des enfants accusés d’être sorciers et qui deviennent des parias. Le film du Français Rachid Djaïdani, né d’un père algérienne et d’une mère soudanaise, récit des difficultés d’un jeune Noir chrétien et d’une Maghrébine musulmane pour unir leurs destinées, est également en lice pour le Bayard d’Or de la meilleure première œuvre.

Clin d’œil aussi à la diaspora avec le film Twa Timou de Jonas d’Adeski (Prix Emile Cantillon). Le réalisateur filme trois copains de 12 ans qui vivent dans un internat à Port-au-Prince. Une soixantaine de longs métrages ont été sélectionnés dans les principales sections (« Compétition officielle », « Compétition Emile Cantillon » et « Regards du présent ») du FIFF et le nombre de films africains est assez important pour constituer une identité remarquable.

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