Zimbabwe : Mugabe critique les missions d’observation

La venue des premiers observateurs internationaux, comme Don McKinnon la semaine dernière, n’a pas amélioré la situation au Zimbabwe. Et le président Mugabe essaie de poser ses conditions en ce qui concerne la formation de l’équipe d’observateurs européens qui doit se rendre prochainement dans le pays. Le bras de fer continue.

La BBC rapporte que deux partisans du Parti pour le Changement Démocratique (MDC) ont trouvé la mort vendredi dernier, et que chaque jour voit son lot de blessés dans les rangs du parti. Son leader, Morgan Tsvangirai a exhorté ses partisans à répondre aux violences dont ils sont victimes, en invoquant la  » légitime défense « . Le Zimbabwe Independent rapporte qu’il a pourtant répété devant 2 000 partisans lors d’un meeting dans le bidonville de Glen View, que son parti n’avait pas de programme de violence, mais  » si vous êtes attaqués, vous devez vous battre en retour «  .

Stupide

Don McKinnon, le secrétaire général du Commonwealth, a déclaré la semaine dernière que la tenue d’élections démocratiques était possible au Zimbabwe. Il a immédiatement été critiqué par Margaret Dongo, la présidente du parti d’opposition de l’Union des Démocrates du Zimbabwe (ZUD). Cette dernière accuse le secrétaire général d’avoir une vision incomplète et trop optimiste de la situation, ce qui lui fait dire des  » choses aussi stupides « . The Zimbabwe Independent cite à ce sujet Tsvangirai :  » Il ne suffit pas que les observateurs restent à Harare et rédigent des rapports. Ils doivent se plonger dans les campagnes, où ont lieu les viols et les meurtres. C’est la seule façon correcte de surveiller les élections « .

De son côté, le président Mugabe accuse la Grande-Bretagne d’être hostile à son gouvernement et de mener une campagne anti-Zimbabwe. Il a déclaré qu’il n’accepterait pas de citoyens anglo-saxons au sein de la future mission d’observation européenne. Mais pour l’ Union européenne, la présence de la Grande-Bretagne est tout à fait légitime.