Zimbabwe : la population sous la pression du parti au pouvoir

Le gouvernement au pouvoir terrorise de plus en plus la population zimbabwéenne, en vue des prochaines élections dont la date n’est toujours pas fixée. La journée du 1er mai s’est déroulée dans une ambiance tendue sur fond de violences et d’intimidations.

Le président Mugabe accentue la pression sur son peuple, en vue de se maintenir au pouvoir à l’issue des prochaines élections dont il n’a pas encore fixé la date. Ce véritable terrorisme à l’égard de la population s’est encore manifesté ce week-end.

Tout rassemblement ayant été interdit pour la journée du 1er mai, les syndicats du Zimbabwe ont, pour la première fois depuis l’indépendance de 1980, renoncé à leur célébration annuelle par crainte de violences. Ce qui n’a pas empêché la Confédération des syndicats du Zimbabwe (ZCTU), alliée du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de prendre le relais de la contestation du pouvoir.

Un week-end de violences

Faisant fi de possibles représailles, trois mille personnes se sont rassemblées dans la banlieue de Harare ce 1er mai pour assister à un meeting électoral du chef de l’opposition Morgan Tsvangirai. Ce dernier a appelé à rompre avec l’actuel président et son parti en insistant sur le fait que  » la violence ne changerait rien aux résultats des élections « .

Les intimidations du parti au pouvoir concernent notamment les ouvriers noirs travaillant pour les fermiers blancs – qui sont accusés de  » pactiser  » avec leurs employeurs -, et visent essentiellement à dissuader la population de voter pour le parti de l’opposition. En outre, le président Mugabe menace d’exproprier sans compensation les fermiers blancs du pays, et les vétérans ont ce week-end envahi de nouvelles fermes appartenant à des Blancs.

Face à cette violence caractérisée, le Commonwealth réagit du bout des lèvres et n’envisage aucune sanction pour le moment.