Zimbabwe : l’opposition participera au second tour de l’élection présidentielle

Le principal leader de l’opposition du Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, a annoncé samedi qu’il participera au second tour de la présidentielle contre le président Robert Mugabe, mettant ainsi fin à des semaines de spéculations. Il avait d’abord pensé boycotter ce deuxième tour qu’il estime menacé de fraude.

M. Tsvangirai participera au second de l’élection présidentielle. Il a fait cette déclaration aux journalistes d’Afrique du Sud en précisant que boycotter le scrutin serait trahir ses partisans dont certains ont été tués ou torturés par les partisans du gouvernement pour les contraindre à accorder leurs voix au parti au pouvoir, lors du second tour.

Il a posé comme condition à sa participation une forte présence des observateurs électoraux internationaux, comme ceux des Nations Unies, ainsi que de la presse, afin de garantir la crédibilité du scrutin dont la date n’a pas encore été fixée par les autorités zimbabwéennes.

Le spectre des fraudes

Une exigence que, selon les observateurs, M. Mugabé n’accepterait probablement pas, ayant précédemment interdit à certains journalists et observateurs internationaux, dont ceux des Etats-Unis et de l’Union européenne, de superviser le scrutin du premier tour, les accusant d’être favorables à l’opposition.

M. Tsvangirai, qui avait remporté 47,9 pour cent des voix contre 43,2 pour cent pour M. Mugabe au premier tour, avait affirmé avoir été privé de sa victoire par des fraudes du gouvernement.

Son parti, le Mouvement pour le Changement Démocratique (MDC) avait ensuite menacé de boycotter le scrutin du second tour de l’élection présidentielle, car il soupçonnait le gouvernement d’avoir triché le 29 mars en faveur de M. Mugabe et de terroriser ses électeurs entre les deux tours.