Zimbabwe : l’exploitation du diamant entachée de sang

Le Wall Street Journal analyse ce lundi un rapport d’enquête au Zimbabwe du Système de certification du processus de Kimberley (SCPK), organisme de coopération internationale pour un marché du diamant libéré des « diamants de sang ».

Le SCPK s’inquiète des nombreuses violations des droits humains commises par l’armée et la police zimbabwéennes pour assurer le contrôle de la production. Les accusations sont graves : la lutte contre l’extraction illégale se traduit semble-t-il par nombre de « blessures par balle, bastonnades, morsures de chiens, viols, travail forcé, etc. », et des exécutions sont également rapportées. Le ministre de l’Intérieur Giles Mutsekwa déclare trouver la situation « préoccupante », et affirme que le Zimbabwe est prêt à tous les efforts pour remplir les standards du SCPK. Si ce n’était pas le cas, le pays pourrait se voir interdire d’exporter l’une de ses rares ressources stables