Washington pour une coalition avec des pays arabes pour combattre l’Etat islamique

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry doit rencontrer mercredi et jeudi en Arabie saoudite les chefs de la diplomatie des six pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), de l’Irak, de la Jordanie et d’Egypte pour mettre au point une stratégie de lutte contre l’Etat islamique (EI).

L’expansion de l’Etat islamique préoccupe de plus en plus les Etats-Unis. Washington ne dort plus sur ses deux oreilles depuis sa création et veut s’appuyer sur les Etats arabes, dont l’Egypte, pour lutter contre les nouveaux maîtres de l’Iirak, qui sèment la terreur et tentent de nouvelles conquêtes pour étendre leur influence.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry va donc rencontrer mercredi et jeudi en Arabie saoudite les chefs de la diplomatie des six pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), de l’Irak, de la Jordanie et d’Egypte pour mettre au point des stratégies dans le but de lutter contre l’Etat islamique. Cette rencontre se tiendra à Jeddah. L’objectif pour Washington est de bâtir une coalition solide de 40 pays, pour plusieurs années, afin d’anéantir l’Etat islamique, selon une source au sein du gouvernement égyptien.

La crainte pour tous ces pays qui participeront à cette réunion de crise à Jeddah, c’est que l’Etat islamique s’établissent également en Syrie, menaçant ainsi toute la sous-région. Le dirigeant syrien Bachar el Assad a proposé sa contribution pour lutter contre les islamistes radicaux de l’Etat islamique. Mais pour Washington et les autres pays occidentaux qui veulent se joindre à cette nouvelle guerre contre le terrorisme, il est hors de question de sceller une alliance avec Bachar el Assad, qui a refusé de mettre un terme à la répression contre les opposant syriens qui contestent son régime et souhaitent son départ.