Wade triomphe au Sénégal

La Coalition Sopi remporte les 3/4 des sièges. Le Parti Socialiste au plus bas. L’ancien Allié Moustafa Niasse n’a pas su mobiliser sur la peur d’un retour de l’hégémonie politique d’un seul parti.

Le président Abdoulaye Wade a gagné son pari. Le pari d’un large soutien populaire à sa coalition Sopi (changement) afin qu’elle mène le train des réformes constitutionnelles et politiques promises. L’ancien allié de la coalition, Moustafa Niasse, qui avait axé sa campagne sur la crainte de l’électorat sénégalais de voir à nouveau le pouvoir concentré entre les mains d’un seul parti, a échoué. Echec également pour le mouvement séparatiste casamançais qui malgré plusieurs attaques ayant fait, samedi, un mort et plusieurs blessés n’a pas réussi à altérer significativement le processus électoral.

62 sièges sur 65

Selon les résultats provisoires, la victoire de la coalition Sopi tourne au raz-de-marée électoral. Elle remporterait les 3/4 des 120 sièges à l’Assemblée nationale et serait en tête dans 28 départements sur 30. Dans un premier temps, ce score permet au camp présidentiel de remporter 62 sièges de députés sur 65 désignés par les départements au scrutin majoritaire à un tour. Dans un second temps, viendront s’ajouter les sièges obtenus au scrutin proportionnel. Au moins 28 sur les 55 restants.

Tout n’est pas perdu toutefois pour l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) de Moustafa Niasse qui, avec 17,4 % des suffrages, profite de l’effondrement du Parti Socialiste (PS) afin de se hisser à la première place des formations d’opposition. La moisson est bien maigre pour l’ex parti unique. Le Parti Socialiste (PS)qui a perdu la moitié des ses électeurs depuis 1998 et n’a gagné aucun département, n’envoyant qu’une dizaine de députés à l’hémicycle, via la désignation proportionnelle.  » Je crois que la Coalition elle-même est prise de court par l’ampleur de sa victoire. Mais c’est l’expression de la volonté populaire. En toute démocratie et en toute responsabilité, il nous est impensable d’aller à l’encontre de cette volonté populaire d’autant que la sincérité du scrutin ne fait aucun doute « , a commenté le porte-parole du PS, Pape Babacar Mbaye. Cela a au moins le mérite d’être clair.