Voyage hypnotique

Avec Africa, les éditions du National Geographic emportent le lecteur dans un voyage où le rêve croise l’authenticité. Michael Lewis éclaire les mille visages du continent, le texte de Jonh Reader en dévoile les secrets. Vagabonder au gré des pages, inlassablement.

Ouvrir Africa de Jonh Reader et Michael Lewis, publié par le National geographic, c’est prendre aller-simple pour un très long voyage. Parcourir la savane, chevaucher au côté des Touaregs, pêcher dans les Grands lacs… pour finir au coeur des mines sud-africaines. Les idées toutes faites sur la famine, la guerre ou la misère sont balayées par le texte éclairé de Jonh Reader. Et les photos de Michael Lewis balisent le trajet, improbables, hypnotiques. 168 clichés qui montrent l’Afrique comme le plus attentif des voyageurs ne saurait la regarder. Le lecteur plonge dans une transe avide : chaque page est une promesse d’émerveillement, d’étonnement. Que ceux qui croient connaître l’Afrique oublient tout ce qu’ils savent. Le creuset d’Africa en a extrait le suc.

Terre des hommes

La faune et la flore sont à l’honneur, pour cette leçon de géographie aux allures de récréation imaginaire. Suivre la migration d’un million de gnous du Kenya à la mousson… ou les nuées de la poussière du Sahara, jusque dans l’atmosphère. Naviguer au milieu des jacinthes d’eau du lac Victoria. Apprendre à regarder le souimanga, ce minuscule insecte, seul capable de se poser sur les délicates fleurs tubulaires d’Erica massonii sans rester coller à leur mortel venin…

Et, au fond de la jungle, au milieu du désert, autour des animaux, les hommes. Parti pris très humain de Jonh Reader, qui consiste à suivre une histoire, un récit, une vie. Celle de Charles par exemple, qui, à trente ans, s’est improvisé pêcheur sur les Grands lacs.  » La première fois que je suis monté sur un bateau, j’ai eu très peur. Pourtant, j’avais 30 ans « . Ou encore celle de Pascal, pygmée baka du Cameroun qui voit sa forêt décimée.  » Dans tout le pays on sait que les Bakas vivent dans la forêt. Nous étions les premiers à vivre ici – elle nous appartient de plein droit « . La science de l’auteur s’efface pour laisser la parole aux sages des mosquées éthiopiennes, aux travailleurs des mines, aux chasseurs de la savane… On pourrait écrire des fleuves sur ces 435 pages vagabondes et authentiques. A lire, à relire, à re-relire, et ainsi de suite.

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