Vols de montres, IAAF : Maroc, Mohammed VI face à deux scandales

Le roi du Maroc, Mohammed VI

Le roi du Maroc, Mohammed VI, se trouve aujourd’hui dans une position peu confortable avec notamment, d’une part, l’ouverture du procès en appel sur l’affaire des vols de montres de luxe dans son palais, et, d’autre part, le début du marathon judiciaire dans le cadre du scandale de l’IAAF.

Le roi du Maroc pourrait être très préoccupé, avec la cascade de procès dans lequel le palais royal est, directement ou indirectement impliqué. En effet, il y a quelques jours, s’ouvrait au royaume le procès en appel des voleurs des montres de luxe du roi Mohammed VI. C’était, selon les journaux marocains, le mercredi 27 mai, à la Cour d’Appel de Rabat.

En première instance, rappelle Bladi, les suspects avaient écopé des peines allant de quatre à quinze ans de prison ferme. Le cerveau de ce crime, d’une femme de ménage de 46 ans, alors en service dans l’un des palais du roi Mohammed VI. Aidé de complice dont un direct, la dame avait réussi à subtiliser 36 montres de luxe appartenant au roi du Maroc. Tous deux condamnés à une peine de 15 ans de prison, le 25 janvier 2020, la dame et son complice avaient fait appel, d’où l’ouverture du procès en seconde instance.

Alors que cette affaire n’est pas définitivement close, voilà que Rabat doit faire face à une autre affaire judiciaire. Cette fois, hors du royaume, plus précisément à Paris en France. Un procès en lien avec l’IAAF, dans lequel le nom du roi a été cité. Il s’agit du scandale qui secoue l’athlétisme mondial, avec à la baguette le Sénégalais Lamine Diack, ancien patron de l’IAAF, en résidence surveillée en France. Il est accusé de corruption.

L’ancien patron de l’IAAF, se serait payé les services de son fils, Papa Massata Diack, pour étouffer une affaire de dopage d’athlètes russes, moyennant de fortes sommes d’argent, versées à la société de Diack-fils, Pamodzi, lui aussi poursuivi par la justice française. Que vient faire le Maroc dans cette affaire très éloignée du royaume ? C’est la question que l’on serait bien tenté de se poser.

Il se trouve qu’au cours des dépenses folles effectuées dans des boutiques huppées du monde entier, avec ces montants faramineux facilement glanés, Papa Massata Diack avait acquis une Cartier qui a été localisée au bras d’une nièce de Mohammed VI, qui pourrait être Lalla Soukaïna, la fille de la sœur du souverain Lalla Meryem. Un procès dans lequel le royaume est en effet cité, en attendant la suite.

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