Viol et pédophile : le Sénégal s’engage définitivement dans la voie de la criminalisation

Macky Sall, le Président du Sénégal

Après l’adoption du projet de loi modifiant la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal en Conseil des ministres, le Sénégal vient d’accélérer la cadence, pour aller vers la criminalisation du viol et de la pédophilie. En effet, la loi est à l’ordre du jour de la plénière de l’Assemblée nationale.

La criminalisation du viol et de la pédophilie, après la série d’agressions sexuelles relevée ces derniers mois, était devenue une demande sociale, portée surtout par les associations de défense des droits des femmes. C’est ainsi que le gouvernement du Sénégal est aussi décidé à durcir la répression. C’est dans ce cadre qu’une nouvelle loi allant dans ce sens est au menu, ce vendredi 27 décembre, de la plénière de l’Assemblée nationale. En effet, après les innombrables agressions sexuelles notées ces derniers temps, notamment celles suivies de meurtre, une vague d’indignation a été notée partout dans le pays. Ce qui a suscité une nouvelle prise de conscience, qui a finalement été à la base du déclenchement de ce processus.

Il y a eu d’ailleurs la rencontre avec le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Malick Sall, qui a vu la présence de l’ensemble des femmes parlementaires, sans distinction de parti politique, pour faciliter cette loi qui vise la protection des femmes. Le Conseil des ministres avait déjà adopté le projet de loi modifiant la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal « avec des chapitres visant à durcir la répression du viol et de la pédophilie et des sanctions pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité ».

Et au stade actuel de la législation, le viol est encore considéré comme simple délit, passible de 5 à 10 ans de prison. Tout le monde se rappelle encore l’affaire Bineta Camara, âgée de 23 ans et dont le corps avait été retrouvé à son domicile de Tambacounda (Est du Sénégal). Le drame était survenu suite à une tentative de viol.