Vers la mise au point d’un vaccin contre le paludisme en 2010

Un responsable du laboratoire pharmaceutique Glaxo Smith Kline (GSK), Jean-François Chambon, a exprimé jeudi à Paris l’espoir de la mise au point en 2010 d’un vaccin contre le paludisme.

M. Chambon, qui a révélé à la PANA que les essais cliniques vont débuter dans cinq pays d’Afrique de l’Est et de l’Ouest, a précisé que « le vaccin a donné des résultats très satisfaisants, lors des essais de la phase II effectués sur plus de 100 enfants au Mozambique ».

« La phase III, qui commence bientôt dans cinq pays d’Afrique australe et occidentale, va permettre de le tester sur plusieurs centaines d’enfants », a-t-il affirmé.

Il a également fait remarquer que les résultats de la phase II, publiés dans la revue « Nature », ont été très favorablement accueillis par la communauté scientifique.

« Nous abordons la phase III avec beaucoup d’optimisme, au regard des résultats de la phase II. Nous avons, cependant, conscience que rien n’est gagné d’avance, la mise au point d’un vaccin étant un combat de longue haleine », a dit le responsable de GSK, en marge du lancement de la coalition française contre le paludisme.

Il s’est refusé toutefois de nommer les cinq pays africains choisis pour les essais de la phase III, expliquant que les accords « n’ont pas encore été entièrement finalisés ».

Vingt trois institutions publiques et privées françaises, dont l’Agence française de développement (AFD) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD), ont lancé jeudi à Paris une coalition contre le paludisme, première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans en Afrique.

Entre deux et trois millions de personnes décèdent chaque année de cette maladie en Afrique au Sud du Sahara, selon des chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui précise qu’elle entraîne une perte du Produit intérieur brut (PIB) de l’ordre de 12 milliards de dollars américains.