Vers l’ouverture d’un dialogue politique en Centrafrique

Le Groupe des sages a pris acte, avec satisfaction, de l’adhésion au principe du dialogue exprimée dimanche par le président François Bozizé dans son message de fin d’année. Le Groupe des sages est chargé de veiller à l’application d’un Code de bonne conduite lors des futres élections générales, en mars et mai 2007.

Le Groupe des sages affirme noter avec satisfaction la décision du général Bozizé, qui s’est déclaré prêt à dialoguer avec ses opposants. Elle s’inscrit dans la droite ligne des positions exprimées lors d’une première série de consultations menées du 14 au 17 novembre dernier avec les partis politiques, la Société civile et les partenaires extérieurs. En conséquence, le Groupe des sages « s’engage à poursuivre ses consultations avec d’autres entités » et à en aviser le moment venu, précise un communiqué de presse rendu public mercredi à Bangui et dont la PANA a reçu copie.

« Pour vous témoigner mon adhésion au principe de dialogue, j’ai mandaté le Groupe des sages, dont l’une des missions est de rapprocher les vues de nos citoyens sur une question donnée, à l’effet de commencer à jeter les bases de la forme que pourrait prendre ce dialogue souhaité », a déclaré François Bozizé. Le président centrafricain officialisait ainsi, dans son message de fin d’année, les contacts noués avec les groupes rebelles depuis fin novembre par le pasteur Isaac Zokoué, président du Groupe des sages.

M. Bozizé s’était jusque-là montré réticent au dialogue réclamé par les partis d’opposition et les groupes rebelles actifs dans le nord du pays, notamment l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement, qui a revendiqué l’occupation de plusieurs localités du Nord-Est en novembre dernier. Lors de la clôture de la dernière session parlementaire, le 30 décembre dernier, M. Leroy-Célestin Gaombalet, président de l’Assemblée nationale et proche du chef de l’Etat, avait renouvelé son opposition à tout dialogue avec les groupes rebelles. Il estimait notamment qu’il faudrait « exiger des rebelles qu’ils déposent les armes avant d’envisager toute discussion avec eux après avoir, naturellement, pris connaissance du contenu politique de leurs revendications ».