Vers l’abolition de la peine de mort au Togo

Les autorités togolaises ont décidé, mercredi, en conseil des ministres, d’abolir la peine de mort. Mais ladite peine, qui n’est plus appliquée depuis 30 ans, figure toujours dans la législation du pays.

Notre correspondant au Togo

« L’abolition de la peine de mort considérée comme une peine humiliante dégradante et cruelle par la communauté des Nations respectueuse des droits de la personne humaine à laquelle nous appartenons, s’est imposée à la conscience collective des Togolais depuis trente ans de moratoire », ont expliqué les autorités.

Ce choix est une volonté d’établir « une justice seine qui limite les erreurs judiciaires, corrige, éduque et garantit les droits inhérents à la personne humaine n’est plus compatible avec une législation pénale qui conserve encore la peine de mort et reconnaît ainsi aux juridictions un pouvoir absolu dont les conséquences sont irrémédiables », selon le gouvernement. Le projet de loi concernant cette décision sera dans les prochaines semaines à l’ordre du jour des députés togolais pour études et adoption.

Dans les prisons togolaises, il n’existe qu’un prisonnier condamné à cette peine, du nom d’Agbéviadé, qui croupit encore en prison. Il est accusé d’avoir décapité son frère Midi Lackos, artiste de la chanson togolaise. Le criminel dénonce le fait que l’artiste voulait s’accaparer de leur maison familiale.