Union Européenne : 630000 migrants entrés illégalement depuis janvier!

Dans une interview au groupe de presse français « Ebra », Fabrice Leggeri, le patron de l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex, révèle qu’ils sont quelque 630 000 migrants à être entrés illégalement en Europe depuis le début de l’année 2015.

Les chiffres affolent. Dans une interview au groupe de presse français Ebra, Fabrice Leggeri, le patron de l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex, révèle qu’ils sont quelque 630 000 migrants à être entrés illégalement en Europe depuis le début de l’année 2015.

Selon Fabrice Leggeri qui parle de « crise migratoire sans précédent en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale », « nous avons enregistré environ 630 000 franchissements illégaux de frontières, fin septembre » . Cette interview est à paraître, ce lundi 5 octobre 2015, dans les quotidiens Dernières nouvelles d’Alsace et L’Alsace.

Pour le patron du Frontex, « les Etats-membres doivent comprendre qu’au lieu de déployer des centaines de policiers à leurs frontières nationales, il serait plus utile de les envoyer à la frontière extérieure. La vraie frontière de la France, elle est à Vintimille, mais aussi à Lampedusa, à Lesbos, à Melilla… ». Il met en outre en garde que « si chaque État gère la crise dans son coin, sans se coordonner avec ses voisins, les flux ne cessent de passer d’un pays à l’autre, au détriment de tous ».

Pour lui, « si nous avions mille ou deux mille garde-frontières européens pour aider les autorités grecques, cela aurait un effet spectaculaire sur la crise à cette frontière ». Et d’affirmer qu’il faut être « réalistes : si nous voulons pouvoir renvoyer les migrants irréguliers vers leur pays d’origine, il faut des lieux de rétention, en particulier dans les hotpots ». Pour Fabrice Leggeri, « nous devrions atteindre le nombre de 60 avions de retour de migrants illégaux à la fin de l’année », alors qu’en 2014, Frontex a affrété 39 avions pour renvoyer des migrants.

Fabrice Leggeri est formel : « je ne vois pas de solution à court terme en Syrie et dans la Corne de l’Afrique, ni à la différence de développement entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne… ».