Une ville verte au Maroc

L’Office Chérifien des Phosphates construira une ville verte à Benguérir- Région de Marrakech. Privilégiant l’environnement, ce chantier premier du genre sur le continent africain, nécessitera un investissement d’environ 176 millions d’euros et mise sur une certification internationale.

C’est devant le Roi Mohammed VI en personne, qu’il a été procédé, jeudi 31 décembre, à la présentation des grands axes du projet « Ville verte » à Benguérir (70 kms de Marrakech), rapporte l’agence MAP. S’étendant sur une superficie de 650 hectares, ce futur pôle urbain, le premier du genre en Afrique, sera « à l’avant-garde en matière environnementale dans la maîtrise des émissions de CO2 pour les transports », a affirmé Mustapha Terrab, PDG de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), investisseur principal dans ce projet de développement durable.

Gestion de l’eau responsable, valorisation des déchets

La ville verte intégrera également les normes d’une gestion responsable de l’eau, stockage des eaux de pluie, recyclage des eaux usées et double circuit : eau potable-eau grises. « Il est prévu aussi l’usage des techniques de valorisation des déchets par les filières appropriées et le recours aux énergies éolienne, solaire et biomasse », poursuit M. Terrab.

Construite autour d’une coulée verte s’intégrant au tissu urbain de Benguérir, la « Ville verte Mohammed VI » comprendra une cité sportive, un complexe hospitalier, des équipements publics et des ensembles résidentiels abritant 23.000 logements devant accueillir près de 90.000 habitants.

Un investissement financier et de recherche

A l’évidence, il s’agit d’un investissement lourd en termes financiers. Sa construction nécessitera une enveloppe de 2 milliards de dirhams (176 millions d’euros environ) investie au fil des prochaines années.

L’université est également au cœur de ce projet puisque la recherche-développement a été confiée à l’université Mohammed VI polytechnique qui travaillera en étroite collaboration avec d’autres universités nationales et internationales. L’objectif est de faire de ce futur pôle urbain un exemple de développement durable en remportant la plus prestigieuse certification de niveau international (LEED ND)… comme quoi le développement et l’environnement font bon ménage en Afrique !