Une potion roumaine pour guérir le foot algérien

L’entraîneur Mircea Radulescu assistera Djadaoui dans l’encadrement de l’équipe nationale, déjà mal en point dans le tournoi qualificatif du Mondial 2002.

Après Makri, Mindru et Popescu, c’est la quatrième fois que la Fédération algérienne de football (FAF) puise dans le vivier roumain pour y recruter un entraîneur de son équipe nationale (EN). Mircea Radulescu, le nouveau promu, n’opérera pas seul mais en tandem avec  » l’entraîneur principal «  Djadaoui. Il est cependant acquis que c’est à Radulescu que reviendra en priorité la tâche de donner un nouvel élan à une EN blessée.

A 59 ans, le Roumain a déjà été le sélectionneur de plusieurs équipes nationales, dont celles de la Roumanie, de l’Egypte, de la Syrie et du Qatar. Sa nomination signe la fin d’un feuilleton qui courait depuis le printemps dernier. C’est en effet en mai qu’Omar Kezzal, le président de la FAF, a entamé le recrutement du successeur du Français Sendjak. Si l’option Djadaoui s’est très vite dégagée, il n’a jamais été question que le technicien algérien soit seul maître à bord de l’EN.

Longue haleine

Alors que les Verts effectuent cette semaine un stage à Boumerdès, l’arrivée de Radulescu ne suscite encore que peu de commentaires. Chacun s’attend à ce que le travail du Roumain s’avère difficile, dans le contexte d’un tournoi qualificatif au Mondial 2002 bien mal engagé. L’Algérie fait partie d’une poule très périlleuse, où la moindre erreur sera payée au comptant. Elle a fortement déçu en concédant le nul à domicile, à l’issue de son premier match en juin face au Sénégal.

Radulescu arrive également dans un football algérien empêtré dans une crise ancienne et multiple : détection des jeunes talents, formation, financement de la professionnalisation, stades, manque chronique de résultats de l’EN, … Le Roumain devra faire preuve de beaucoup de talent et d’autorité pour réussir dans sa mission. Reste à savoir si la FAF lui donnera le temps de cette oeuvre de longue haleine.