Une marche contre la vie chère interdite à Casablanca

Des manifestations au Maroc
Des manifestations au Maroc

Une marche de protestation a été interdite par les autorités marocaines. La manifestation était prévue dimanche à Casablanca. Le Maroc fait face à une flambée des prix des carburants et des denrées alimentaires, en raison d’une sécheresse et de la guerre en Ukraine.

La cherté de la vie au royaume chérifien, les «restrictions aux libertés» et la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, c’est ce qu’ont voulu dénoncer les organisateurs d’une marche prévue dimanche à Casablanca. Sauf que c’est une fin de non-recevoir que les autorités royales ont opposé à leur requête. «Les autorités locales nous ont notifié l’interdiction de la manifestation nationale en invoquant le maintien de l’ordre public», a indiqué la coordination du Front social marocain, initiatrice de ce mouvement de protestation.

Selon la presse locale marocaine qui cite la préfecture de Casablanca, capitale économique du royaume, cette décision de rejet par les autorités est motivée par des exigences légales liées aux marches et manifestations publiques. Si la marche nationale a été reportée à une date ultérieure, les organisateurs appellent en revanche les populations à participer à un sit-in de protestation, dimanche 29 mai prochain, toujours à Casablanca.

Dans son communiqué rendu public, ce vendredi 27 mai 2022, cette plateforme, composée de partis de gauche et de syndicats, a toutefois dénoncé cette interdiction qui, selon elle, est la preuve que la réponse systématique des autorités marocaines «est la répression et les restrictions aux droits et libertés». Rappelons que le samedi 23 avril dernier, le Front social marocain avait organisé des manifestations dans 16 villes du royaume, en vue de protester contre la flambée des prix des denrées de première nécessité.

A lire : Les Marocains manifestent contre la flambée des prix