Un petit café ?

Kawa, expresso, café turc, au lait, frappé, what else ? A lot more ! Les expressions servant à désigner ce petit breuvage noir si apprécié ne manquent pas. Boisson la plus consommée après l’eau en France, le café est une véritable institution dans de nombreux pays. Mais d’où vient-il ? Comment est-il préparé ? Quelles sont ses vertus et ses dangers ?

Devenu ultra chic depuis la pub Nespresso et son égérie George Clooney, le café est avant tout une boisson populaire. Introduit au XVIIe siècle en Europe, le café tire ses racines d’Afrique. D’après une légende, un berger abyssin du nom de Kaldi aurait été le premier à découvrir l’effet tonifiant de ce breuvage en Ethiopie, dans la province de Kaffa. Il aurait remarqué l’état d’agitation de certaines chèvres de son troupeau qui avaient consommé des baies rouges de caféiers. Ce même berger aurait plus tard fait brûler une branche de caféier, l’arôme dégagé fut si délicat qu’il prit l’habitude de moudre et de faire infuser les grains. Le café était né !

D’Ethiopie, la technique s’exporta en Arabie Saoudite et au Moyen-Orient. Les musulmans, adeptes de la première heure du café, l’introduisirent dès le XVIe siècle au nord du continent africain. Une fois arrivé en Egypte, les graines de caféier voguèrent dans les cales de bateaux sillonnant la Méditerranée. Perse, Turquie mais aussi Europe grâce aux marchands vénitiens. Il fut tout de suite adopté par les moines italiens pour sa capacité à tenir les esprits en éveil. Au XVIIe, la précieuse plante fut exportée par les Européens en Amérique où des Amérindiens et des esclaves africains furent contraints de la cultiver.

Un stimulant efficace

Si le café est un stimulant, c’est à cause de la caféine. Cette molécule qui, dans sa forme pure, est une poudre blanche extrêmement amère, accélère le rythme cardiaque et provoque une sensation de réveil. Consommé en trop grande quantité, le café peut provoquer une réelle dépendance physique entraînant insomnie et nervosité. Mais, que tous les accros se rassurent, le café a aussi beaucoup de vertus. Il limite les risques de diabète, de maladie d’Alzheimer et de cancer. Sinon, pour ceux qui ne pourraient pas résister au pouvoir envoûtant de ce breuvage ancestral, le café se déguste aussi décaféiné. Il faut alors ajouter une étape de plus à la torréfaction, déjà longue.

La phase de torréfaction des grains de caféier est cruciale. D’abord chauffés, les grains passent du vert au brun, plus ou moins foncé selon la température et la durée de cuisson. Ils sont ensuite moulus avec une grande délicatesse. Après cela, libre cours aux traditions et aux goûts. Les Turcs ajouteront sucre et eau à un café moulu très fin, les Italiens préfèreront le percolateur qui donne un café moins dense, les plus pressés verseront de l’eau frémissante sur leur café en dosette toute prête.

Une économie florissante

Un allongé ou un court ? La question serait plutôt : arabica ou robusta ? Bien qu’il existe 60 sortes de café différentes, ce sont les deux seules exploitées aujourd’hui. Cette industrie fait vivre 125 millions de personnes dans le monde, selon l’Organisation Internationale du Café. Elle représente une ressource importante en Afrique surtout pour l’Ouganda, la Côte d’Ivoire et l’Ethiopie.

Le café est le deuxième produit le plus échangé dans le monde après le pétrole. Une preuve que personne ne résiste au plaisir de ce petit breuvage noir qui, tout comme les grands crus, peut être boisé, fruité, sauvage et même vineux.

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