Un Maroc très branché

Le ministère de l’Education nationale marocain vient de signer une convention avec Maroc Telecom. Plusieurs établissements scolaires et centres de formation pédagogiques vont être connectés au réseau Internet.

Le ministère de l’Education Nationale marocain vient de signer une convention avec Maroc Telecom, l’opérateur national des télécoms. D’ici 2003, environ 6 500 écoles, 1 000 collèges et soixante centres de formations d’instituteurs, d’inspecteurs ou de formateurs seront connectés au réseau Internet. Une première phase a déjà permis de mettre en réseau presque tous les lycées du royaume chérifien.  » C’est un projet très important. L’objectif est de faciliter l’accès des élèves et des professeurs aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) « , explique Boujemaa Mahtat, responsable du projet au ministère de l’Education.

Projet sociétal

Des salles multimédia sont ainsi mises sur pied et ces espaces sont ouverts à tous. Mais l’Internet n’intervient pas comme une matière à part entière. Pour l’instant, il convient de se familiariser avec cet outil.  » A terme, il s’agit par contre d’aboutir à une intégration disciplinaire pour toutes les matières. C’est-à-dire que l’Internet devienne un appui pour un cours de mathématiques ou de langues. Et que les élèves et les professeurs l’utilisent tout en tenant compte de toutes les potentialités « , ajoute Boujemaa Mahtat. C’est pourquoi Internet figure déjà aux programmes de formations des enseignants.

Le projet, très ambitieux, est aussi d’envergure sociétale. C’est un véritable levier pour le système éducatif marocain. Les premiers retours sont positifs et les publics concernés apprécient beaucoup d’avoir accès à Internet. Mais le ministère de l’Education Nationale espère à long terme pouvoir rentabiliser ce coûteux projet en étant à l’origine d’une future véritable industrie du multimédia qui se développerait au Maroc.  » Le projet est mobilisateur. Il fait partie d’une stratégie nationale globale. On ne peut plus ignorer de nos jours les NTIC et il faut que le Maroc entre dans la société de l’information « , conclut Boujemaa Mahtat.