Un incendie tragique fait 18 morts dans un hôtel parisien

L’incendie qui a ravagé, dans la nuit du jeudi à vendredi, un hôtel parisien du IXe arrondissement à Paris a fait, selon un bilan provisoire, 18 morts, 42 blessés légers et 13 blessés graves. Parmi elles, de nombreuses victimes africaines qui attendaient d’être relogées. C’est l’un des incendies les plus meurtriers que Paris ait connu ces vingt dernières années.

18 morts, 42 blessés légers et 13 blessés graves, c’est le bilan provisoire, obtenu ce vendredi matin de la Brigade des pompiers de Paris, de l’incendie qui a ravagé dans la nuit de jeudi à vendredi le Paris-Opéra, un hôtel situé 76 rue de Provence dans le IXe arrondissement de la capitale française. Ce tragique accident aurait fait majoritairement des victimes africaines – sénégalaise, ivoirienne et tunisienne – issues notamment de familles en attente d’être relogées. On comptait également, parmi les victimes, des personnes originaires du Portugal, de l’Ukraine et des Etats-Unis. Les blessés ont tenté de fuir l’incendie en se jetant par les fenêtres ou ont été intoxiqués par la fumée ou encore brûlés par le feu. Des témoins affirment avoir entendu des hurlements et des appels au secours dans la nuit du drame.

Surpris, en pleine nuit, par le feu

Les pompiers parisiens ont été alertés ce matin à 2h20 et ont immédiatement déclenché le plan rouge. Ce plan prévoit d’importants moyens médicaux – plus de 250 pompiers et secouristes du Samu (service d’aide médicale d’urgence) ainsi que 8 ambulances étaient sur place – pour porter secours dans les meilleurs délais aux nombreuses victimes qu’a causé ce grave accident. L’un des plus lourds qu’ait connu la ville de Paris durant ces vingt dernières années. Le ministre français de l’Intérieur Dominique de Villepin s’est rendu sur les lieux de l’incendie que les pompiers ont mis plusieurs heures à contenir.

Un poste médical avancé (PMA), qui comprend une zone mortuaire a été installé, avant que les blessés ne soient évacués vers les hôpitaux parisiens. De même, une cellule psychologique gérée par la Croix Rouge a été mise en place. On ne connaît pas encore les causes de l’accident mais, selon les propos du préfet de police Pierre Mutz, rapportés par l’AFP, « l’hôtel ne posait « a priori » pas de problème de sécurité ». Même si le Paris-Opéra ne dispose que d’une unique issue de sécurité, sa porte principale.