Un artiste béninois emprisonné pour atteinte à la pudeur ! 

Un artiste d’origine béninoise et ses danseuses ont été interpellés par la police républicaine, le dimanche 15 novembre dernier, dans le département du Couffo. Ils sont accusés d’avoir porté atteinte à la pudeur pendant une prestation publique. Que s’est-il vraiment passé et qui sont les fautifs ?

Une déviance morale en pleine prestation musicale 

L’incident dont il est ici question et qui touche aux bonnes mœurs, a été dirigé par le dénommé Cisco Léger. Il est survenu à l’occasion d’une cérémonie funèbre à laquelle l’artiste a été convié dans le but d’y apporter sa petite touche personnelle, à travers un petit show. 

Pour l’évènement, Cisco Léger s’était fait accompagner de plusieurs danseuses, dont l’une n’avait pas encore atteint la majorité. C’est avec ces dernières que le chanteur s’est livré à une démonstration qui choque la pudeur sur l’un de ses titres phares intitulé « Gogohoun ». 

En effet, comme le rapporte un journal de la place, le chanteur « a eu l’idée de “transformer” ses danseuses en strip-teaseuses ». A en croire les informations collectées par le quotidien Le Potentiel, Cisco Léger aurait même demandé une rémunération en échange de cette démonstration pour le moins malséante. 

Au cours de celle-ci, l’artiste aurait exécuté une danse sensuelle avec ses partenaires qui étaient presque nues devant une foule. Si son intention était de détendre les spectateurs,il aurait fini par heurter le public. Informée de la situation, la police républicaine s’est dépêchée aussi vite que possible sur les lieux pour mettre la main sur les auteurs de ces comportements déplorables. Cisco et ses danseuses ont été par la suite mis aux arrêts.

Dépravation des mœurs et atteinte à la pudeur, des phénomènes qui gagnent du terrain au Bénin

Alors que le peuple béninois a essuyé récemment plusieurs atteintes à la pudeur et observé une dépravation des mœurs dans le milieu scolaire, il est désormais confronté à ces phénomènes dans l’univers artistique. A l’évidence, en dépit des nombreux efforts déployés par les hommes de loi à travers la mise en place de dispositif législatif efficace pour lutter contre ces phénomènes, ils ne cessent de gagner du terrain.

Bien que de nombreux commissariats de police aient fait de la lutte contre la dépravation des mœurs une priorité, ils peinent à l’enrayer. En atteste la diffusion en ligne de sextapes qui mettent en scène des élèves et parfois des étudiants. Une pratique que l’on retrouve aujourd’hui dans certaines œuvres musicales.