Tunisie : un terroriste présumé abattu, des armes saisis

Le ministère de l’Intérieur a annoncé ce lundi avoir abattu un terroriste présumé et saisi des armes, dans la région de Kasserine, dans le centre-ouest du pays, près de la frontière avec l’Algérie, où l’armée traque des groupes armés depuis 2012.

La Tunisie poursuit sa chasse aux terroristes. Le minsitère tunisien de l’Intérieur a annoncé avoir abattu un terroriste présumé dans la région de Kasserine, dans le centre-ouest du pays, près de la frontière algérienne où l’armée traque sans relache les terroristes. Des armes auraient également été saisis. L’identification du terroriste présumé par des moyens scientifiques est en « cours et une personne soupçonnée d’apporter de l’aide aux éléments terroristes a aussi été arrêtée », ajoute le ministère. « Une Kalachnikov, trois chargeurs, deux grenades dont l’une est de fabrication artisanale, des jumelles de vision nocturne et diurne et une quantité d’explosifs TNT ont été saisis pendant l’opération de ratissage qui a suivi », selon le communiqué du ministère.

La Tunisie est en proie au terrorisme depuis sa révolution en 2011, qui a mis un terme au régime de Ben Ali, qui s’est finalement réfugié en Arabie Saoudite. Le pays a été victime de nombreuses attaques qui ont tué des dizaines de personnes dans les rangs des forces de l’ordre. Dernièrement, les attentats du musée du Bardo en mars ou encore de Sousse, en juin, qui ont tué en particulier des touristes, sont encore dans les mémoires. En tout, les deux attaques revendiquées par l’organisation de l’Etat islamique ont fait 59 morts.
Une situation sécuritaire qui fragilise l’économie tunisienne, notamment le secteur du tourisme, qui constitue une part importante de la rente du pays.

L’inquiétant chaos libyen

Sans compter que le chaos qui règne dans la Libye voisine n’arrange pas les affaires de la Tunisie. De nombreux groupes terroristes sont en passe de transformer la Libye en un sanctuaire, d’où ils peuvent organiser aisément leurs attaques terroristes. D’ailleurs, selon les enquêteurs, le tueur de Sousse, un jeune étudiant tunisien, provenait de la Libye avant de commettre son attaque sanglante.

La Libye a été destabilisée après l’intervention de l’OTAN pour mettre fin au régime de Mouammar Kadhafi. Un conflit dont l’ancien président français Nicolas Sarkozy était l’artisan. Seulement la chute de l’ancien leader libyen a entraîné de nombreuses conséquences, dont la prise du nord-Mali par des groupes armés, ainsi que l’afflux massif de migrants sur les côtes européennes.
L’Europe commence, elle aussi, à pâtir du conflit, où « le service après-vente n’a pas été assuré », dénonçait le président tchadien Idriss Deby, lors du Forum Paix et sécurité en Afrique, à Dakar.