Tunisie : un potentiel de croissance confirmé

L’édition 2002-2003 du Global Competitiveness Report, publié par le Forum économique mondial, classe la Tunisie 34ème selon le Growth Competitiveness Index. Ce classement confirme la bonne santé macroéconomique d’une des économies les plus saines du continent africain.

La Tunisie occupe la 34ème place dans le classement effectué selon le Growth Competitiveness Index(GCI), index de potentiel de croissance, dans le Global Competitiveness Report 2002-2003, publié par le Forum économique mondial et l’université d’Harvard. L’étude examine les perspectives de croissance de 80 économies dans le monde. C’est la première fois que la Tunisie figure dans ce rapport. Le GCI est un index composite qui prend en compte trois variables, susceptibles de conduire à moyen et long terme à la croissance économique. Ce sont : la technologie, les institutions publiques et l’environnement macroéconomique.

Le classement de la Tunisie est principalement dû à ces deux derniers paramètres. Le pays jouit, en effet, de bonnes institutions publiques et de bons indicateurs macroéconomiques. Une stabilité que soulignait encore récemment, à la fin de sa visite en octobre dernier, le directeur-général du Fonds Monétaire International (FMI), Horst Köhler. Autre atout majeur : la transparence économique. La Tunisie est la seule nation dans la région à avoir souscrit au Special Data Dissemination Standard du FMI qui reflète les bonnes pratiques dans le domaine de l’économie et de la finance.

Incitée à libéraliser

Le fort potentiel de croissance actuel de la Tunisie est le résultat d’une longue stratégie en matière d’investissements dans des domaines prioritaires tels que l’éducation, le développement des infrastructures et des institutions publiques. Bien qu’importants, ces progrès demeurent insuffisants. C’est du moins le sentiment du FMI. Selon Horst Köhler, le pays doit procéder à une plus grande libéralisation de son commerce dans le cadre de ses accords avec l’Union Européenne (UE), et de façon multilatérale dans la réduction des tarifs et barrières douanières pour les pays autres que ceux de l’UE. La privatisation, la libéralisation du secteur des télécommunications et un renforcement du secteur financier sont les autres chantiers prioritaires.

Notons que dans ce classement, la Tunisie suit de près la France (30ème) et l’Afrique du Sud (32ème). Les autres pays africains classés sont le Botswana (41ème), la Namibie (53ème), le Maroc (55ème), le Nigeria (71ème) et enfin le Zimbabwe (79ème), avant-dernier du classement mondial devant Haïti. En tête du classement du GCI figure les Etats-Unis, leader incontesté dans le domaine technologique.

Site du Forum économique mondial.