Tunisie : Ansar Al-Charia responsable de la mort de Chokri et Brahmi

Le mouvement djihadiste Ansar Al-Charia serait responsable de l’assassinat de Mohamed Brahmi et de Chokri Belaid. C’est du moins ce qu’affirme ce mardi, le Premier ministre tunisien, Ali Larayedh.

Le Premier ministre Ali Larayedh a accusé, ce mardi, la mouvance djihadiste d’être responsable des meurtres de Belaïd et de Brahmi. Il a déclaré lors d’une conférence de presse, ce mardi, que ce mouvement est « responsable des assassinats de l’opposant de gauche Chokri Belaïd et du député Mohamed Brahmi, ainsi que de nos martyrs de la police nationale.
Le Premier ministre convaincu de la culpabilité de ce mouvement, a pris la décision de la classer comme étant une organisation terroriste. Jusqu’à ce mardi, le gouvernement avait toujours refusé de qualifier ce mouvement de terroriste. Ce qui lui a fallu d’être accusé par l’opposition de laxisme vis-à-vis de ce groupe dirigé par un vétéran d’Al-Qaida en Afghanistan, le Tunisien Abou Iyadh.

La mouvance djihadiste Ansar Al-Charia serait proche d’Al-Qaida. C’est du moins ce qu’affirme le Premier ministre. « Ansar Al-Charia est en liaison avec Aqmi et d’autres personnalités terroristes ». Il estime que la Tunisie se doit de lutter contre ce groupe, quel qu’en soit le prix. « Cette mouvance est responsable d’un réseau de stockage d’armes, elle est responsable de la planification d’assassinats, d’attaques contre des postes des forces de sécurité, de l’armée », a-t-il assuré, indiquant se baser sur des preuves et des « aveux de suspects ».
« Toute personne appartenant à cette organisation doit assumer la responsabilité entière de son appartenance à une organisation terroriste », a encore déclaré le chef de gouvernement. Quant au mouvement Ansar Al-Charia, il réfute ses accusations tout en ayant menacé le gouvernement de « guerre » en mai dernier, à la suite de l’interdiction du congrès annuel du mouvement.

L’assassinat de Chokri Belaïd survenu le 6 févier dernier, avait entraîné la chute d’un premier gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda. La mort de Mohamed Brahmi, tué le 25 juillet, a plongé le pays dans une profonde crise politique qui perdure toujours.