Tunisie : tentative d’assassinat d’un député de l’opposition

Le député Mohamed Ali Nasri a été attaqué par des hommes armés dans la nuit de lundi à mardi, qui ont tenté de l’assassiner.

Un nouvel élu attaqué en Tunisie. Des hommes armés ont attaqué dans la nuit de lundi à mardi cette fois-ci la maison du député tunisien Mohamed Ali Nasri, issu d’un parti d’opposition aux islamistes d’Ennahda, à Kasserine, ville voisine du mont Chaambi, à la frontière algérienne, où les forces tunisiennes pourchassent depuis plus d’un an et demi un groupe terroriste lié à Al-Qaïda.

Le député Mohamed-Ali Nasri a expliqué sur les ondes de Mosaïque FM comment s’est déroulée cette tentative d’assassinat. Il a confié qu’il était retourné à son domicile aux alentours de 22h. Quelques instants plus tard, il a entendu frapper à la porte, de manière « anormale ». Il a ensuite affirmé qu’en ouvrant la porte, il s’est trouvé face à un individu armé, accompagné de deux autres personnes, selon le Huffington Post Maghreb.

Mohamed-Ali Nasri referme alors la porte, emprunte les escaliers puis se jette du deuxième étage vers la maison en travaux de son voisin. Il dit avoir atterri sur les briques de construction et y être resté, ensanglanté, entre 5 et 10 minutes, le temps que les coups de feux « à l’extérieur » ne cessent.
Ces hommes armés ont d’abord tiré en l’air avant de faire irruption dans le domicile. Une qui attaque intervient à moins de deux mois des législatives prévues le 26 octobre qui seront suivies un mois plus tard par la présidentielle.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a affirmé qu’un « groupe terroriste a tenté de pénétrer dans la maison du député (près du mont Salloum, à Kasserine), dans le but de l’assassiner, sans y parvenir », confirmant qu’il s’était fracturé la jambe dans sa fuite. Ce n’est pas la première que des députés subissent des attaques de ce genre dans le pays. La Tunisie a connu une année 2013 de crise politique à la suite de l’assassinat des députés Mohamed Brahmi et Chokri Belaid de partis d’opposition aux islamistes d’Ennahda. Les meurtres avaient été attribués à la mouvance jihadiste.