Tunisie – meurtre de Brahmi : une enquête interne ouverte dans le gouvernement


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L’affaire Mohamed Brahmi secoue toujours la Tunisie. Outre le fait que les manifestations, initiées après la mort de l’opposant, visant à pousser le parti au pouvoir, Ennahda, à la démission, on apprend qu’une enquête a été ouverte, visant à situer les responsabilités au sein même du gouvernement, dans la mort de Brahmi.

Si les faits sont avérés, on pourra parler de rétention d’informations dans l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi. La mort de ce dernier, tué devant chez lui, le 25 juillet dernier, a plongé la Tunisie entière dans une crise.

Au moment où le parti au pouvoir tente de sauver les meubles, suite à la demande avec insistance du peuple de sa démission, l’on apprend que les autorités tunisiennes avaient été informées, plus de dix jours auparavant, de la tentative d’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi. C’est du moins des accusations apparemment bien fondées de l’opposition, qui soutient que le gouvernement a « obtenu onze jours avant l’assassinat du député Mohamed Brahmi le 25 juillet, des informations qui faisaient état d’une tentative d’assassinat de l’opposant ». Des accusations qui ont contraint le ministre de l’intérieur, Lotfi Ben Jeddou, à ordonner une enquête interne au ministère. Chose curieuse, le ministre de l’Intérieur déclare n’avoir pas été informé d’une alerte d’un service de renseignement étranger datée du 14 juillet et mettant en garde contre l’assassinat en préparation de Mohamed Brahmi. Sauf que ce dernier a fini par être tué par balles le 25 juillet. Il avait reçu 16 balles tirées par deux individus en moto.

Selon une information publiée par AFP, l’enquête doit déterminer les raisons pour lesquelles « le ministre n’a pas été informé de cette alerte qui n’a pas fait l’objet de vérifications ». La veille de l’assassinat de Brahmi, l’opposition avait annoncé, sans présenter de preuves, que la police et le Premier ministre du parti islamiste Ennahda, Ali Larayedh, étaient informés que Mohamed Brahmi allait être la cible de tueurs.

En clair, l’information n’aurait pas du tout circulé au sein du ministère de l’Intérieur, à tel point que la hiérarchie n’avait pas été informée. Et c’est cette hiérarchie qui veut, aujourd’hui, mettre la lumière sur cette affaire qui semble être une vraie nébuleuse.

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Je suis passionné de l’actualité autour des pays d’Afrique du Nord ainsi que leurs relations avec des États de l’Union Européenne.
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